Regards sur Bali – Indonésie

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Aaaah Bali ! On en dit tellement de bien ! Alors qui n’a pas rêvé un jour d’y poser ses valises ? Il faut dire que cette petite île indonésienne possède à peu près tout ce qui permet de passer de superbes vacances exotiques, dépaysantes et confortables à un prix tout doux (sans compter le billet d’avion) ! Ses plages aux eaux turquoises pour surfer ou simplement bronzer, ses spots de plongée ou de snorkeling. Et puis cette terre de volcans, de rizières et sa végétation tropicale  sont d’une rare beauté ! Rajoutez à tout ça un bel artisanat (tissus et sculpture sur bois) et des balinais adorables, accueillants, souriants, pratiquant paisiblement leur hindouisme  et s’adonnant aux offrandes quotidiennes, et vous obtenez un vrai  dépaysement et  un voyage réussi ! Mais tout cela n’est-il pas comme un soit disant bon film dont on fait les choux gras et qui s’avère décevant une fois calé devant son écran ? Bah… Peut être un peu ! Quoique…? Il y a toujours mieux ou au moins aussi bien ailleurs évidemment… Paysages, culture, gastronomie, gentillesse du peuple; mais posséder autant d’atouts et de diversités sur un si petit espace… Voilà qui est très rare et qui justifie amplement le déplacement  !

Les plus :
Les paysages :
Tout est beau à Bali ou presque ! Mise à part la propreté des plages loin d’être au top, il n’y a rien à jeter.  Selon nous, l’intérieur de l’île est même plus beau que le littoral notamment au nord, près du volcan et du lac Batur . C’est aussi à l’intérieur de l’île que l’on a le plus de chance de rencontrer la gentillesse des balinais, loin du tourisme de masse qui sévit du côté de Kuta. Des rizières en terrasse de toute beauté un peu partout au milieu d’une végétation tropicale exubérante et des temples en pierre de lave, superbe ! Nous avons également passé quelques jours sur l’île de Gili Air (Lombok) où il est bien agréable de se poser pour profiter d’une île au calme en cette saison,  sans voiture, avec du sable blanc, de l’eau turquoise et des petits poissons. Pas grandiose à notre goût (surtout après les Philippines) et assez touristique mais cependant très sympa.

Le peuple et sa culture :
Bien que non-croyants, allez savoir pourquoi on aime bien visiter les lieux de cultes, de quelque confession que ce soit ? A Bali, nous avons eu la chance d’être là à un moment crucial du calendrier balinais puisqu’il s’agissait de leur nouvel an « niepy » et des défilés de ogoh ogoh qui le précédent. Nous avons pu chasser les mauvais esprits de notre hôtel près de Munduk et porter la tenue traditionnelle. Folklorique me direz vous, sans doute ! Mais tellement singulier pour des occidentaux et authentique et généreux de la part des Balinais. Nous avons partout été accueilli comme si nous étions « des amis ». Au début cela peut même surprendre et on se demande si c’est pas un peu « too much » mais quand cela devient une constante, alors là on se dit que cela fait tout simplement partie d’eux même et c’est bien agréable. L’artisanat est également de qualité et nous n’avons pas résisté à l’appel de quelques batiks et de quelques masques sculptés dans du crocodile wood.

Le budget :
La vie sur place n’est vraiment pas chère  ! Mais Il faut dire que nous y étions en basse saison et que les prix flambent en juillet-Août. On se déplace en taxi ou en bateau pour quelques roupies. On peut manger pour 5 euros boissons comprises et se loger simplement mais confortablement pour une trentaine d’euros avec clim, piscine et vue mer… Si on s’enfonce un peu dans les terres ou à l’écart des centres villes, les tarifs baissent encore… de quoi se faire plaisir pour quelques jours avec une vue magnifique sur des rizières en terrasses.

Les moins :
La gastronomie
On classe la gastronomie dans « les moins » et pourtant on n’y mange pas mal et on a même suivi un cours de cuisine…En effet, on mange globalement bien à Bali mais il faut reconnaître qu’on a vite fait le tour des recettes locales. Nasi goreng (riz sauté),  mi goreng (nouilles sautées) et toutes les recettes à base de sauce saté (cacahuète) et vous avez à peu près fait le tour de la question. C’est bon sans être inoubliable et on se réfugie rapidement sur un red snaper au barbecue ou un curry… Plutôt thaï que balinais (moins relevé et moins parfumé à notre goût) !

Nous nous sommes bien régalé à Bali notamment à l’intérieur de l’île. Nous avons moins apprécié Gili Air (Lombok) et Nusa Lembogan, plus touristiques et moins surprenantes que le coeur de l’ile de Bali. Le fait que Jaime nous ait rejoint pour ce séjour a rajouté au plaisir du séjour et nous avons donc eu la réelle sensation d’être en vacances, comme une parenthèse dans notre tour du monde, et il faut reconnaître que c’était super ! Ce serait avec un grand plaisir que nous reviendrions dans ce petit coin d’Indonésie, cette fois en passant par Java et ses volcans et en poussant un peu plus à l’est…vers Lombok, Flores et Komodo et y croiser les dragons… Qui sait ?

Indonésie: Bali, Gili Air, Nusa Lembogan

Arrivés à Denpasar, nous rejoignons l’hôtel avant que David et Maé n’aillent accueillir Jaime à l’aéroport. Ca fait un peu bizarre de se retrouver comme ça, au bout du monde, mais quel bonheur après 6 mois loin de nos proches. Jaime n’est pas mécontent non plus, après 32 heures de voyage et deux escales: lui qui déteste l’avion, on peut dire qu’il a fait fort, et moi, je lui tire mon chapeau! Nous allons manger notre premier repas indonésien juste à côté de l’hôtel et buvons un dernier verre au bord de la piscine.

Legian Beach

Première journée tranquille. Jaime récupère doucement du décalage horaire. On se ballade dans les rues de Seminyak, puis on déjeune dans un petit resto sympa, avant de continuer jusqu’à la plage de Legian où quelques surfeurs affinent leur style avant de passer sur de plus gros spots. Nous rentrons à l’hôtel en flânant dans les boutiques. Nous sommes en nage tellement il fait chaud et humide. Au retour, on profite de la piscine et allons dîner pas loin.

A la piscine

Petit orage ce matin. En fin de matinée nous prenons un taxi pour l’après midi et allons manger sur la plage à Jimbaran, sur la presqu’île de Bukit. Nous nous régalons de crevettes, calamars et red snapper grillés!

Yummy!

Puis nous allons voir les deux plages les plus réputées de la presqu’île, et aussi hyper touristiques ( Padang Padang et Pandawa beaches) que nous fuyons aussitôt. Nous préférons aller visiter le temple de Uluwatu qui surplombe l’océan.

Temple d'Uluwtau Uluwatu Uluwatu

Juste derrière, il y a le fameux spot de surf d’Uluwatu. Les singes chapardeurs sont à l’œuvre, et il faut ranger tout ce qui dépasse: lunettes, bijoux, même les tongs y passent. Nous sommes à quelques jours du Nouvel An balinais et les cérémonies sont plus nombreuses que d’habitude. Nous avons la chance de voir tous ces Balinais et Balinaises, bien vêtus de sarongs multicolores et de toques en tissu pour les hommes. Les paniers tressés que les femmes portent sur leur tête croulent sous les offrandes et partout, l’encens répand ses volutes enivrantes. C’est beau!

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Uluwatu Temple

En rentrant, les grands vont se faire masser pendant que les petits se relaxent à l’hôtel. Pendant que je me fais tripoter les orteils, j’entends David et Jaime qui se fendent la poire pendant leur massage. Alors Jaime, un peu vif le massage balinais?

De retour, un client de l’hôtel  australien qui a entendu David jouer de la guitare lui dit qu’il joue et chante lui aussi! David va chercher sa guitare et c’est parti: au bord de la piscine, avec quelques bières, le gars nous chante son répertoire personnel et quelques standards américains de country et de folk (Bob Dylan, Johnny Cash, Cat Stevens…). Il s’en donne à cœur joie et il faut reconnaître qu’il a une voix incroyable qui colle parfaitement avec ce genre de musique, et l’accent qui va avec. Il siffle aussi comme un dingue, on a jamais entendu quelqu’un siffler comme ça, surtout sur El Condor Pasa de Simon and Garfunkel. Puis David et Jaime poussent aussi la chansonnette, les australiens sont ravis d’entendre des standards français, et ça aurait pu durer toute la soirée si nous n’étions pas partis dîner… Mais c’était un bon moment!

Temple à Ubud

Aujourd’hui, nous partons pour Ubud. La route est magnifique. Puis, nous nous baladons un peu en ville. Nous profitons de quelques jours ici pour aller visiter la forêt de singes, travailler, lézarder à la piscine, faire les boutiques…

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Monkey Forest Sanctuary

 Ubud

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Le lendemain, nous prenons un taxi à la journée. Nous allons à Mas Village, à la rencontre des sculpteurs sur bois. Le travail est d’une finesse incroyable, et nous passons la matinée à déambuler dans les ateliers-boutiques. Puis, nous allons dans une plantation de café où nous goûtons toutes sortes de thés aromatisés et découvrons le café le plus cher du monde: le luwak kopi, ou café luwak. Ce qui fait sa spécificité, c’est que c’est un café qui est d’abord ingéré par une civette asiatique (le luwak), dans les crottes de laquelle on récupère les grains de café, prédigérés mais intacts. Ces grains sont ensuite lavés, séchés, torréfiés et consommés comme n’importe quel café. Du coup, la production est très faible, et le prix du café, très très élévé (plus de 700 euros le kilo). C’est un café très doux, que l’on a vite fait d’appeler le café-caca…

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 Après quoi, nous allons visiter le temple Tirta Empul, où les Balinais viennent se purifier dans les eaux sacrées. Des familles entières font leurs ablutions, dans la joie et le calme, pour notre plus grand bonheur. Il règne ici une atmosphère particulière, de recueillement et d’harmonie, propre à l’hindouisme.  Le temple est très beau, tout en pierre de lave, comme partout à Bali, et nous prenons notre temps.

Tirta Empul Temple

Offrande

La journée se termine par la visite des rizières en terrasse d’Ubud, qui sont très belles, même si le riz  est encore tout jeune.

Riziières à Ubud

Rizières à Ubud

Ce matin, nous partons pour Munduk. En chemin, nous nous arrêtons voir les magnifiques rizières en terrasse de Jatiluwih, classées au patrimoine mondial de l’Unesco, puis au temple Ulun Danu sur le lac Bratan, avec son magnifique meru à 11 toits.

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Rizères de Jatiluwih

 Ulun Daru

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Après quelques heures de route magnifique à travers la jungle balinaise, nous arrivons dans notre hôtel un peu reculé, où nous sommes très gentiment accueillis  en français par Gero et Kadek, deux employés de l’hôtel, aussi gentils l’un que l’autre.

Nous sommes les seuls clients de l’hôtel en cette veille de Nouvel An Balinais, qui sera une journée « île morte ». Le jour de Nyepi, la vie s’arrête complètement à Bali, au point que même les avions restent sur le tarmac ! Tout le monde doit rester chez soi, dans le silence, sans électricité, et il ne se passe strictement rien! C’est pour ça que nous avons choisir de venir ici, dans la montagne, dans ce petit hôtel avec piscine, au milieu des rizières, où nous pourrons ne rien faire, comme nous y sommes obligés, mais dans un cadre sympa! Mais en attendant le silence, aujourd’hui c’est la fête des Ogoh-Ogoh.

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Ogoh-Ogoh

Ce sont de grandes statues  colorées qui représentent le démon sous les formes les plus variées, et défilent en procession dans les rues, portées à bout de bras sur des supports en bambou, dans toutes les villes et villages de Bali, à grand renfort de musique. Tout le monde a revêtu son habit traditionnel, et nous n’y échappons pas.

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C’est Kadek qui nous sert de guide dans le village, il nous explique tout en français et c’est vraiment super d’être au cœur de cette fête balinaise où l’on sent l’effervescence et la joie des gens. Les villageois s’amusent de notre présence,  et c’est un peu comme si nous faisions partie du défilé! On nous dit bonjour, on nous demande d’où nous venons, tout le monde est adorable. David est même interviewé pour la télé locale! Après avoir traversé le village, les Ogoh-Ogoh se dispersent, et on en massacre certains avant de les brûler. Ainsi pourra commencer la nouvelle année, dans le silence le plus complet. Le démon qui ne trouvera aucune vie ne s’éternisera pas et la nouvelle année commencera dans les meilleures conditions. Nous rentrons à l’hôtel au soleil couchant et Gero demande aux garçons de pratiquer le rituel de purification des lieux. Toujours en tenues traditionnelles, Kadek ouvre la marche avec un flambeau, suivi de Jaime qui bat la mesure sur une une petite gamelle en fer, David chasse les mauvais esprits avec un balais de paille et Gero ferme la marche en projetant des gouttes d’eau par terre, à l’intention de Shiva, Vishnou et Brahma. Et tout ce petit monde fait le tour complet de l’hôtel.

Hôtel à Banyuatis

Aujourd’hui, c’est Nyepi ! Nous faisons de notre mieux pour respecter la coutume et ne pas faire trop de bruit. Heureusement l’hôtel nous fera quand même à manger, ce qui rythmera cette journée très très très calme… Le dîner est prévu à 17:30 car les lumières doivent rester éteintes ce soir et rester très discrètes dans nos chambres. Les Pecalang, la police locale de Bali, veillent au respect des traditions et les contrevenants s’exposent à des amendes et des travaux d’intérêt  général. Du coup nous passons une vraie journée de repos forcé, mais ça n’est pas désagréable finalement. Et puis nous trouvons ça plutôt pas mal d’être à Bali pendant cette fête dont nous ignorions tout jusque là!

Voilà, nous reprenons notre route en regrettant déjà Kadek et Gero qui nous ont fait passer deux jours mémorables. Gero, nous ne sommes pas près d’oublier tes dadar gulung (crèpes à la noix de coco)!

3 bonnes heures de voiture nous séparent encore de notre prochaine étape, le Mont Batur. La route est toujours aussi belle, et même si la conduite est plus qu’hasardeuse ici, (Jaime est bien content quand il trouve une ceinture de sécurité, c’est à dire assez rarement…) on se régale de paysages de rêve. La végétation est magnifique: bananiers, hibiscus, cocotiers, frangipaniers, bambous géants s’entremêlent en toute harmonie.

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Des collines au creux desquelles les rizières s’étendent, les petits villages où les temples en pierre de lave se succèdent à l’infini, les grands arceaux de bambous qui trônent à l’entrée des maisons, richement décorés de feuilles de coco tressées où les femmes viennent déposer les offrandes plusieurs fois par jour… voilà les images qui défilent sous nos yeux…inlassablement. Jaime est d’humeur joyeuse et nous sommes heureux de vivre ces moments tous ensemble… En cette journée chômée à Bali, il y a beaucoup de monde sur la route. A l’heure de l’averse quotidienne, le taxi nous arrête dans un restaurant à touristes mais avec une vue magique sur le volcan et le lac Batur.

Batur, mon amour!

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Puis nous arrivons dans notre auberge où nous dormirons tous les 5 dans un dortoir, pour quelques heures seulement car nous devons nous lever à 3:30 du matin pour faire l’ascension du Mont Batur et voir le soleil se lever de là-haut. L’endroit est génial, avec une superbe vue sur le lac, et Jon le propriétaire est sympa. Avec sa femme, il nous prépare un bon dîner: poisson du lac fraîchement pêché au barbecue, riz, légumes et fruits frais que nous partageons avec un jeune couple de danois.

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La nuit est aussi courte que mauvaise, mais nous partons avec nos lampes frontales et nous deux guides à l’assaut du Mont Batur. Un vendeur de boissons geignard nous suit à la trace…La grimpette dure deux heures, et ce n’est pas sans peine que nous arrivons au sommet, pile en même temps que le soleil. Nous ne sommes pas les seuls, bien sûr, mais que c’est beau!

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Sur le Batur

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Au dessus des nuages, le cratère trône au milieu de l’immense caldeira, et crache ses fumeroles de vapeur, dans lesquelles les guides font cuire les œufs. Les singes sont de la partie bien sûr! Le paysage est merveilleux et change au fur et à mesure que le soleil s’élève. Après avoir casser la croûte et la coquille des œufs, nous prenons le chemin de la descente qui n’est pas forcément plus facile.

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Mais le plaisir est plus grand que la douleur. Nous arrivons fourbus, heureux de boire un mauvais café et de prendre une douche froide, et nous préparons doucement à reprendre notre chemin vers Amed, à l’est de Bali. Cette étape au Mont Batur aura été aussi courte que plaisante  et nous partons encore à regret car c’était vraiment chouette ici.

En route pour Amed et ses plages de sable noir. Et toujours ces paysages merveilleux à travers cette belle végétation… La nature balinaise est sans doute la plus belle que nous ayons vu jusque là! Nous déjeunons encore dans un restaurant à touristes, mais avec encore une superbe vue sur les rizières. Nous arrivons à Amed, dans notre homestay en escaliers: une chambre par niveau avec des marches de géant, mais avec de belles terrasses surplombant la mer. La chaleur et l’humidité sont difficilement supportables.

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Amed est un village de pêcheur assez étendu le long de la côte, et nous passons nos deux jours ici à explorer les différents spots de snorkelling. Ici, les plages sont en sable ou en galets noirs et pas toujours propice à la bronzette. Jemeluk, la plage réputée pour le snorkelling est très décevante: l’eau est trouble et sale et les fonds sans intérêt. En revanche, nous nous régalons aux abords de l’épave japonaise et sur la plage de Lipa. Nous nageons au milieu de poissons de toutes les couleurs, gros et petits, et les coraux sont plutôt en bon état. On pourrait rester des heures à observer ce monde fascinant. Puis nous nous sommes fait quelques bons repas, notamment aux Villas Bukit Segara, où le propriétaire hollandais nous a fait visiter ses villas avec vue sur la mer, organisées autour de la piscine à débordement et du joli jardin. Nous avons passé un moment de rêve dans ce cadre enchanteur.

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Nous trois nuits ici sont passés bien vite encore et ce matin, nous prenons le bateau pour l’île de Gili Air. Nous passons 4 jours tranquilles sur la petite île de Gili Air. Ici, ni voitures ni scooters, juste quelques charrettes à cheval et des vélos pour se promener dans l’île. Nous partageons notre temps entre snorkelling, ballade à vélo, travail et repos, sans beaucoup plus de choses à faire.

IMG_7346 Gili Air

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Nous avons la chance de voir des tortues de mer qui se promènent dans le coin, ainsi que tout un tas de jolis poissons, connus ou non. Nous prenons aussi un cours de cuisine, tous ensemble, où nous passons un bon moment à cuisiner sauce satay, mi goreng, curry de poulet et dessert local à base de farine de riz gluant et de noix de coco râpée: c’est… étrange!  À ne rien faire, le temps passe bien vite et déjà nous reprenons le bateau qui nous emmène vers Nusa Lembongan, dernière escale de notre séjour en Indonésie.

IMG_7329 Gili Air

Nous arrivons dans notre adorable petit hôtel de Nusa Lembogan, où nous serons presque seuls pendant toute la durée du séjour.

Nusa LemboganAujourd’hui, nous partons en bateau avec Wayan pour aller voir les raies manta, point d’orgue de notre étape à Lembogan. La mer est un peu formée et la passe entre Nusa Ceningan et Nusa Penida est agitée.

IMG_7371 Nusa Lembogan

Et malheureusement, les raies ne sont pas là et nous nous contentons de deux spots de snorkelling assez beaux, plein de jolis poissons et de beaux coraux. Un peu plus tard, nous allons voir le coucher de soleil sur Devil Tears et Sandy Bay où nous dînons dans un resto en bord de mer, un bon red snapper accompagné d’un chardonnay australien.

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C’est un peu la fête! Et oui, les vacances avec Jaime sont déjà bientôt finies alors il faut savourer chaque instant et se faire plaisir. Pour le reste, nous profitons de notre adorable petit hôtel et de sa piscine, entre farniente et un peu de travail. David et son père vont faire un tour en ville en scooter pour faire quelques emplettes et régler les détails du trajet retour vers Bali, puis nous  retournons dîner au restaurant de la veille.

Nous nous retrouvons pour notre dernier petit déjeuner, ici, en Indonésie, avec la même musique lancinante quotidienne qui est tatouée dans nos tympans… puis nous rassemblons nos affaires tranquillement. Le pick up vient nous chercher pour nous amener au bateau, et nous rejoignons l’aéroport d’où nous nous envolerons dans des directions différentes. C’était bien, c’était beau, c’était trop court, mais comme ce sera bon de réveiller nos souvenirs à l’envie… Bon voyage beau-papa. Et merci d’être venus nous rejoindre à l’autre bout du monde! Quant à nous, la Nouvelle-Zélande nous attend, et c’est comme si un autre voyage commençait, après 5 mois passés sur le continent asiatique.

A l'aéroport

Mais la réalité se rappelle à nous bien vite. Comme nous étions sur une île et du même coup, tributaires des horaires de bateau, nous arrivons à l’aéroport 10 heures avant le décollage, et apprenons rapidement que notre avion à 3h de retard: décollage prévu à 1h30 du matin! Après une attente interminable et nos au revoir avec Jaime-Papi-Papa, nous arrivons à Sydney épuisés, où on apprend que l’enregistrement est fermé et que notre vol – surbooké – pour Auckland est complet! Prochain vol sur une autre compagnie à 17:30 ( il est 9:30)… Sans compter quelques complications logistiques avec le suivi des bagages dû à notre itinéraire sur 3 compagnies différentes! Ca fait partie du jeu…

Regards sur Les Philippines

Coron Island

Après la Chine et les températures polaires, nous étions impatients d’arriver aux Philippines, et de surcroit, à la meilleure saison pour en profiter… Tout du moins au niveau du climat. Nous avons plusieurs fois hésité sur notre parcours ici, sachant que nous ne pourrions pas tout voir, et que nous souhaitions limiter, voire éviter, les déplacements en bateaux pas toujours très sûrs ; mais aussi bouger un peu moins pour nous poser dans un endroit de rêve et… ne rien faire ou presque ! Cebu ? Bohol ? Palawan ? Luzon ? Negros ? Nous avons finalement décidé de poser vos valises à Palawan, réputée un peu moins touristique que Cebu, bien que sa fréquentation ait augmenté depuis le tournage d’un Koh Lanta… pas mal de Français donc !

Une fois de plus, il nous a fallu un temps d’adaptation à notre arrivée à Puerto Princesa. Il faut reconnaître qu’après la modernité et le confort de 6 jours passés à Hong Kong, on est retombé d’un cran ! Passés ces petits désagréments, l’île de Palawan et sa population nous ont livré ce qu’ils avaient de meilleur à nous offrir : TOUT ou presque !

Les plus

Les paysages :

C’est souvent pour cela qu’on se rend aux Philippines. Les images de carte postale, les plages de sable blanc aux eaux cristallines à 30°, ses spots de plongée ou de snorkeling pour y découvrir ses superbes fonds marins, des campagnes, des montagnes et des massifs karstiques recouverts d’une « jungle » impénétrable. Evidemment, Palawan regorge d’endroits paradisiaques tels que ceux-là, où l’on peut tomber rapidement dans la robinsonnade et prendre un risque terrible : celui de prendre une noix de coco sur la tête ! Ces petits coins de paradis risquent de changer assez rapidement et il ne faut pas trop tarder à y aller. Port Barton et Pamuayan notamment, que nous avons particulièrement aimés seront bientôt raccordées au monde par une route entièrement goudronnée et un projet d’aéroport est en cours dans la ville proche de San Vicente. Espérons que le béton et les hordes de touristes ne viendront pas envahir et dénaturer cet espace paradisiaque encore préservé.

La communication :

Il est vraiment facile de communiquer aux Philippines, tout le monde parle bien l’anglais. Tout est écrit en anglais partout, il est donc très facile de se repérer, se déplacer dans le pays ou commander au restaurant… contrairement à la Chine (pour ceux qui nous suivent 🙂 ! De plus, ce peuple est absolument adorable et parmi les plus souriants que nous ayons rencontré depuis le début du voyage. Il suffit de sortir des villes en 2 minutes de scooter pour croiser des Philippins dans leur cabanes en bambou avec un large sourire, prompts à rendre service, vous renseigner ou vous venir en aide en cas de pépin, ce qui fut notre cas. En revanche ce qui est moins simple, c’est de rester connecté avec le reste du monde ! Lorsque l’on est en voyage pour longtemps comme nous, il est appréciable de pouvoir communiquer avec nos familles, envoyer les devoirs des enfants au CNED, nous occuper du blog ou tout simplement pouvoir réserver une chambre pour la prochaine destination. Le Wifi est à peu près catastrophique partout, voire inexistant, c’est donc parfois… je cherche le mot : énervant ?

Le budget :

Voilà un pays où l’on peut voyager facilement et se faire plaisir sans se ruiner sur des activités, des restaurants ou des hôtels avec vue imprenable sur le large, le tout pour des sommes dérisoires pour nos portefeuilles européens. Manger pour moins de 5 € par personne et trouver une chambre au confort simple mais suffisant, à moins de 20€ avec vue sur le paradis n’est pas très compliqué à trouver. Les déplacements en tricycle à l’intérieur des villes sont super pratiques et vraiment pas chers, le chauffeur vous attend même devant le resto pour vous ramener à l’hôtel ! Pour les grands trajets, nous n’avons pas essayé les déplacements en Jeepney (les bus locaux), vraiment bon marché et plus typiques, car les trajets en mini-vans plus confortables étaient vraiment accessibles.

Les moins :

La culture :

Qui a dit qu’on voyageait pour se cultiver ? Personne ! En tout cas, c’est loin d’être une obligation. Effectivement on ne se rend pas aux Philippines pour ses richesses archéologiques, ses cathédrales ou ses châteaux ! On vient pour sa nature et son peuple tout aussi généreux l’un que l’autre. Néanmoins, pour être un peu tatillon, il nous a « peut-être » manqué le coté culturellement, comment dire…dépaysant, exotique, mystique d’un temple bouddhiste ou hindouiste voire d’une ruine en vieilles pierres. Mais ici on est majoritairement chrétien et les quelques « Iglesia ni cristo » rencontrées en chemin ne nous ont pas fait descendre de nos mobs !

La nourriture :

On ne peut pas dire que l’on mange mal aux Philippines. Mais on ne peut pas dire qu’on mange bien non plus…Disons qu’on y mange globalement moins bien que dans les autres pays du sud-est asiatique. On se régale évidemment d’un poisson fraîchement péché sur un barbecue lors d’une sortie en mer mais cela n’a rien de vraiment étonnant sous ces latitudes. Une fois dégustée une recette de poulet « adobo » (recette à base de vinaigre et de sauce soja) , on a donc vite fait de retomber dans une cuisine internationale ou de reprendre un poisson grillé… c’est excellent et c’est bon pour la ligne !

Vous l’aurez compris, on a donc adoré les Philippines, même si la qualité des hébergements et le confort général étaient en deçà de ce que nous avions eu jusqu’ici. Il faut aussi reconnaître que les tarifs étaient plus doux, et malgré cela les enfants classent même le pays sur la plus haute marche du podium depuis le début du voyage ! C’est dire… Plages, snorkeling, moto, bateau, barbecues sur la plage, des vacances comme beaucoup en rêvent et que nous avons eu la chance de passer ici… What else ?

Comme d’habitude, un petit résumé en images et musique pour rêver encore un peu…

Les Philippines de Puerto Princesa à Coron

Bangka

A notre arrivée à l’aéroport de Manille, nous n’arrivons pas à retirer de l’argent. Nous mettons une heure pour parcourir en taxi les 2-3 km qui nous séparent de l’hôtel. Les rues de la ville sont complètement saturées. Notre chambre est minuscule. Nous mangeons un bout sur place et le lendemain, nous prenons l’avion pour Puerto Princesa sur l’ile de Palawan. Pendant le vol, l’équipage organise un genre de blind test: les hôtesses et Stewart chantent à Capella une chanson célèbre  à tour de rôle, qu’un passager alerte doit reconnaître au plus vite pour gagner je ne sais pas quoi… Les passagers jouent le jeu, et applaudissent chaudement, et nous on trouve ça assez drôle, inattendu en tout cas! Nous passons 3 nuits à Puerto Princesa, à l’écart du centre articulé autour de l’immense rue  Rizal, qui n’a pas de charme particulier, comme le reste de la ville d’ailleurs. Nous prenons un tricycle ( le tuk-tuk philippin) pour Pristine Beach, où nous faisons un petit plouf et profitons du coucher de soleil.

Pristine Beach 

Ce matin, nous allons à la poste avec David d’un coup de tricycle pour se débarrasser des quelques souvenirs qui commencent à encombrer nos sacs à dos. En arrivant, on nous dit d’aller acheter un carton quelque part parce que la poste n’en a pas. On en achète un dans la première échoppe du coin, avec du scotch.  De retour à la poste, après avoir fait un joli carton tout enrubanné d’adhésif, le préposé nous annonce la couleur: 100€ pour envoyer un colis de 6 kilos. Tout part en avion, et il n’y a pas d’envoi par bateau… Nous essayons tous les transporteurs de la ville pour essayer de trouver une solution mais non! On ne peut rien envoyer par bateau de Palawan! On repart avec notre colis sous le bras, et passons devant la cathédrale bleu azur, où nous ont conduit nos déconvenues.

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Après un déjeuner dans un restaurant encerclé par la mangrove et surplombant la mer, nous finissons la journée sur Pristine Beach, jusqu’au coucher de soleil, bien joli par ici.

Pristine Beach

Aujourd’hui, nous partons de bonne heure à Honda Bay faire le tour des îles en bangka ( les bateaux traditionnels philippins, qui ressemblent à des nèpes sur l’eau, avec leurs flotteurs en bambou de part et d’autre de la coque). La ballade d’île en île en bangka, le island hopping, est l’activité touristique principale aux Philippines qui sont constituées de plus de 7000 îles.

Dans le mini van qui nous emmène au port il y a nos voisins de chambre tchèques qui font tourner la bouteille de rhum philippin à 8:00 du matin et Vladimir, un ukrainien massif qui porte sur lui la gueule de bois pas encore absorbée, et qui boira sa première bière 1/2 plus tard, bière qui sera la première d’une longue longue série…)pour soigner le mal par le mal, escortée par sa belle compagne d’une nuit. La journée s’annonce arrosée…. Au programme de la journée: baignade, snorkeling et paysages de rêve. Le sable blanc, les eaux translucides, et les cocotiers ressemblent à une parfaite carte postale. Bien que touristique la journée est agréable et le snorkeling nous permet de voir des poissons perroquet, un poisson porc-épic, un poisson lion, et autres poissons clown même si les fonds ne sont pas exceptionnels.

Honda Bay

Honda Bay

De retour dans le van, Vladimir est à 3g d’alcool dans le sang, et il nous fait bien rire… Nous rentrons tous les 4 avec de gros coups de soleil.En attendant, nous n’avons toujours pas pu retirer d’espèces, sans quoi on ne pourra pas quitter Puerto Princesa car il n’y a pas de distributeur sur le reste de l’ile de Palawan. Heureusement que le papa de David a démêlé l’affaire avec la banque et que nous y arrivons finalement. Merci Jaime!

Ce matin, un mini bus doit venir nous chercher de bonne heure à l’hôtel pour nous emmener à la gare routière, mais apparemment il nous a oublié! Après plus d’une heure d’attente, un autre van vient nous chercher pour un trajet direct vers Port Barton. Nous récupérons d’autres passagers, et prenons la route après que le chauffeur a rempli et vidé le coffre un nombre incalculable de fois pour caser tous les bagages. Quand la boite de sardines est bien bien pleine, nous partons pour 4 heures de route et arrivons à bon Port, la fleur au fusil, puisque nous n’avons trouvé aucun hébergement en ligne, qui plus est avec un réseau très mauvais, une constante aux Philippines.

Port Barton

Confiants en notre bonne étoile, nous pensons trouver, dans ce petit coin tranquille, une chambre sans trop de problème… Ah ah ah, la bonne blague. Nous en trouvons une, effectivement, prévue pour 2 et disponible pour une seule nuit. La gentille dame nous apporte un matelas supplémentaire… d’une place! Un matelas plus grand ne serait pas rentré de toute façon! Bon, nous posons nos fardeaux, allons manger un bout en bord de plage, avant que Pablo et David ne partent faire la tournée de tous les hôtels de Port Barton ou presque, en quête d’un toit pour les prochains jours. D’hôtels et guesthouses, c’est partout la même réponse: complet. Nous visitons même des chambres chez l’habitant, mais…non, ça va pas être possible! On arrive finalement à mettre une option sur une chambre pour demain, disponible là encore, une seule nuit! Si ça ne se décante pas, il faudra partir plus tôt pour El Nido, qui est paraît-il, gavé en ce moment. Et trouver une chambre sans avoir accès au wifi, c’est mission impossible. Mais arriver à El Nido sans réservations, ça ne serait vraiment pas prudent! Finalement, lorsque nous rentrons dans notre clapier dans la soirée, la propriétaire de l’hôtel nous propose d’aller voir un petit hôtel le lendemain, avec deux bungalows seulement, sur une plage accessible uniquement en bateau, avec l’électricité que le soir, comme presque partout ici et pas de wifi  Nous irons voir ça demain. En attendant, nous nous couchons à 3 dans un lit, en diagonale pour essayer de gagner un peu de place…

Aujourd’hui, nous allons faire du island hopping, mais un peu échaudés par l’expérience de Puerto Princesa, nous choisissons de ne partir que tous les 4. Nous laissons nos bagages à la proprio de l’hôtel puisque nous devons libérer la chambre, et demandons au capitaine du navire de faire un crochet par Pumuayan pour voir le bungalow!

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Ici, pas de fioritures, que le strict minimum avec vue sur le paradis! Nous prenons! Quitte à être coupé du monde, autant y aller vraiment… Nous reviendrons ce soir, avec nos bagages.

Pumuayan

Pour le moment, nous partons découvrir les îles au large de Port Barton. Les méduses sont de sortie et le snorkeling est un peu compromis du coup, mais nous nous arrêtons sur les îles vraiment belles, notamment pour le déjeuner où les boatmen nous préparent un repas de rêve: grillades, riz, crudités, et fruits frais sous la paillote de cette petite plage déserte….derrière laquelle nous nous baignons dans un petit lagon qui se forme à marée basse…Nous sommes au paradis!

Snorkeling à Port Barton

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Les eaux translucides et le sable blanc suffisent à notre bonheur! On n’est pas difficiles faut dire :-). Encore une journée extra.

Nous dînons à Port Barton avant de récupérer les sacs à dos, et de prendre la bangka pour rejoindre notre cabane, dans la nuit noire, avec les étoiles pour seul guide. Après 15 minutes de navigation, nous regagnons la plage, en éclairant l’eau à la lampe frontale pour ne pas marcher sur les étoiles de mer qui prospèrent dans les eaux de cette plage isolée. Rose, l’adorable propriétaire nous accueille. Après avoir pris notre douche froide et délogé l’araignée de la salle d’eau, nous nous endormons peu de temps après l’extinction soudaine de l’électricité.

Pumuayan

Nous nous réveillons au son du bruit des vagues et des animaux inconnus qui peuplent les environs. Rose nous amène le petit déjeuner en toute discrétion, pour ne pas nous déranger.

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Nous profitons du coin, de la plage, du calme, de la solitude, du sable fin, des coquillages, de la beauté des lieux avant de rejoindre Port Barton en bangka en fin d’après midi pour essayer de trouver du wifi et du même coup, un hébergement pour El Nido, et notre billet retour pour Manille depuis Coron, notre dernière étape aux Philippines. Ouf! C’est fait! Nous profitons encore un peu de Pumuayan, traversons le petit hameau de maisons en bambou disséminées au milieu des cocotiers, où se promènent les buffles et les poules. Ce petit coin est un vrai bijou que les gens qui l’habitent ne voient sans doute pas de cet œil. La vie est dure ici, et même si les philippins sont adorables et très accueillants, ils n’ont rien… Et il ne faut pas discuter bien longtemps avec eux pour le comprendre. Nous n’avons pas la même vision du paradis…

Pumuayan Village

Vers la cascade de Pumuayan

Nous marchons une petite heure pour rejoindre la cascade, où se baignent quelques touristes et finissons la journée sur « notre » plage.

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Rose nous a encore préparé un bon repas, que nous savourons les pieds dans le sable. Dernière soirée à Port Barton et retour au bercail en bateau, sous les étoiles. Et déjà nous sentons poindre les prémisses du regret ne n’être pas resté plus longtemps à Pumuayan, qui sera sûrement la perle de notre voyage aux Philippines. Nous rassemblons vaguement nos affaires avant l’extinction des feux, en écoutant plus attentivement encore les vagues qui viennent caresser le rivage.Voilà Rose, le moment est venu de nous dire au revoir, avec déjà un brin de nostalgie dans la voix. Nous te souhaitons bonne chance et nous espérons revenir te voir un jour. La bangka nous ramène à Port Barton. On ne se retourne pas trop, et on regarde l’horizon à la lueur du petit jour. De nouvelles aventures nous y attendent. Nous montons dans le van pour El Nido. Après 4 heures de route, nous arrivons à El Nido.

El Nido : Las cabanas

El Nido : Corong Corong

Nous avons tout entendu à son propos: trop de monde, c’est Saint-Tropez, trop cher, trop tout! Au point que nous avons hésité à y aller, mais c’est quand même le point d’orgue de Palawan et de toute manière, nous devons remonter encore plus au nord. Nous prenons un tricycle pour aller déjeuner dans le village, poussiéreux et fouillis, d’El Nido. Nous avons posé nos sacs un peu à l’écart d’El Nido, à Corong Corong, et c’est tant mieux! Nous passons finalement 6 nuits ici, en changeant d’hôtel à mi parcours pour aller nous installer dans une cahute en bambou au bord de l’eau, où les couchers de soleil nous attendent chaque soir. Nous prenons une journée de Island Hopping autour des îles d’El Nido en compagnie de 3 boatmen adorables.

Island hopping El Nido

Le snorkeling sera un peu gâché par la présence de méduses, Maé n’échappera pas aux tentacules d’une petite vilaine, mais notre guide à un gel très efficace dont nous nous badigeonnons David et moi pour nager jusqu’à Secret Beach au beau milieu des bestioles gélatineuses. On les sent passer entre nos mains en nageant. Booooh! Les gars nous préparent un superbe poisson au barbecue et plein de fruits frais que nous savourons sur notre bangka! Et là, voilà notre Vladimir qui réapparaît sur la plage… Sobre et solitaire cette fois! On discute 5 minutes avec lui, après qu’il a remis les pièces de sa mémoire en ordre pour nous reconnaître…

Island Hopping El Nido

Island Hopping El Nido

Island Hopping El Nido

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Les paysages d’El Nido sont magnifiques, et nous avons encore passé une journée mémorable. Les lagons cachés au cœur de grands pitons rocheux sont une merveille. Nager dans ces eaux turquoises est un rêve éveillé qu’il sera bon de rappeler à notre mémoire aux vents mauvais! Les couchers de soleil quotidiens rythment les fins de journée comme ils annoncent l’heure de la bière bien fraîche…

Et les jours passent, paisiblement, mais toujours trop vite dans cet archipel merveilleux. C’est l’endroit idéal pour prendre le temps de savourer, de travailler, de se reposer, ou de louer deux scooters pour rejoindre la superbe plage de Nacpan, où nous attendent une ribambelle d’enfants qui se ruent à l’arrivée des scooters en criant « Body guard, body guard » pour « surveiller » les deux roues contre un petit billet! Nacpan est une grande baie de sable blanc aux eaux claires, qu’une fois de plus, d’énormes méduses violacées ont investi avant nous! Nous nous consolons en déjeunant sous la paillote, les pieds dans le sable, de poissons et des calamars grillés sur cette plage de rêve, bordée de cocotiers.

Nacpan beach

Nacpan BeachPuis, vient le moment de rejoindre Coron, sur l’île de Busuanga. Le bateau est une grosse bangka sur laquelle nous allons naviguer pendant 7 heures, avec une quarantaine de passagers. Ça bouge pas mal mais la mer est relativement calme, mais Pablo passera quand même le voyage sur le pont, ce qui lui vaudra un coup de soleil version chaussettes éternelles! Nous passons 5 nuits à Coron, dans un petit hôtel sympa, avec un beau coucher de soleil depuis le restaurant.IMG_6733

Nous faisons le Island hopping en passant par l’hôtel, qui a ses propres bateau au bout du ponton. Encore une journée au top, seuls sur notre bangka avec les 3 boatmen. Et comble du bonheur, les méduses sont restées à El Nido et  nous pouvons profiter enfin du snorkeling qui est vraiment pas mal. On aura même la chance de voir une tortue et des coraux en bon état et assez colorés. Par moment, nous avons l’impression de nager dans un aquarium et les poissons multicolores ne sont vraiment pas timides. Quel régal! On pourrait rester des heures dans l’eau, même si le courant est un peu fort ici, sur le site de Siete Pecados entre autre.

Small Lagoon

Island Hopping sur Coron Island

Le lac de Kayangan et le small lagoon sont tout aussi magnifiques, et nous sentons déjà que Les Philippines vont bientôt nous manquer. Alors on profite du peu de temps qu’il nous reste pour apprécier chaque instant.

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Pour notre dernière journée à Coron,  nous louons de scooters pour aller explorer l’intérieur de l’île. Nous roulons pendant une bonne heure sur une route goudronnée et déserte  au milieu des collines. Mais arrivés au niveau de l’aéroport, nous demandons notre chemin pour rejoindre le village de Busuanga. IMG_6711

Les gars nous conseille un chemin que nous prenons, sans savoir que nous nous engageons sur de la piste pour le reste du parcours. La route est longue, fatigante, alternant graviers, terre, pont de bois, en montée et descente. Pas trop de loisir de regarder les paysages, il faut rester vigilants. Mais au bout de 3 heures de route, avec un frein arrière quasi inexistant, ce qui devait arriver arrive: la chute!  IMG_6832

En descente, sur la piste caillouteuse, on se fait une glissade qui nous vaudra quelques bobos. Mais il faut repartir, on est encore loin et une heure plus tard, je crève! Là, ça devient plus compliqué! Mais nous n’avons pas le temps de tergiverser pour trouver une solution:  un pick up s’arrête à notre niveau, dans lequel se trouve une dame et deux hommes qui nous proposent de nous ramener à Coron. Quelle aubaine! Les gars chargent le scooter dans la benne , Mae et moi posons nos fesses sur la roue de secours et nous voilà partis pour presque deux heures de route chaotique, main et genou en sang. IMG_6824

David et Pablo nous suivent en scooter, et nous réalisons que nous avons eu beaucoup de chance de trouver ces gens adorables sur notre chemin, parce qu’on était vraiment très très loin de notre point de départ!

Coron village

Coron Village

Nous arrivons enfin à Coron, et nous remercions autant que nous pouvons nos sauveurs et restituons nos scooters, couverts de poussières, et vraiment heureux d’être arrivés! Nous prenons une bonne grosse douche et soignons nos bobos en se disant que cet épisode fera immanquablement partie des souvenirs mémorables. Notre séjour à Coron s’achève tranquillement, entre repos et travail, et une petite virée en soirée au sources d’eau chaude ou David et Pablo se relaxent pendant un bon moment. Mae et moi préférons éviter le bouillon de culture, mais un peu à regret quand même car les sources sont vraiment tentantes… Demain nous repartons à Manille pour une nuit, avec un peu de nostalgie, parce que notre séjour aux Philippines nous a comblé. Entre les paysages, le farniente et les gens adorables, le plaisir d’être ici a été crescendo du début à la fin. Reste que l’archipel est immense et que nous n’en avons vu qu’un petit bout… Alors on se prend déjà à rêver que nous reviendrons poser nos bagages aux Philippines.

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Dernière soirée à Manille dans un formule 1 philippin. Dîner au pied de l’hôtel dans un bar Resto où on diffuse un concert de David Guetta sur grand écran et sono à fond. Ambiance boite de nuit autour d’un plat de pâtes.

Aujourd’hui , Bali nous attend, et Jaime, le papa de David nous y rejoint, et nous sommes vraiment impatients. Embarquement immédiat pour Denpasar via Kuala Lumpur.

Regards sur la Chine

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Le jour où la Chine s’éveillera le monde tremblera… disait Napoléon ! Chacun sait que la Chine est éveillée depuis quelques années déjà et qu’elle n’est pas prête de se rendormir. Faut-il trembler pour autant ? Tout ici est démesure, paradoxe, yin et yang, et le vivre de l’intérieur restera une riche expérience pour nos âmes de voyageurs occidentaux. Il nous aura donc fallu un petit temps d’adaptation avant de nous y sentir vraiment à l’aise, et trembler un peu… de froid !

Rares sont les villes que nous avons visitées qui comptent moins de 300 000 habitants et ces grandes mégalopoles continuent de pousser comme les champignons en automne. Partout à perte de vue, des grues construisent d’immenses tours de 20 à 30 étages, agglutinées les unes aux autres tout autour de multiples périphériques (6 à Beijing). Partout des autoroutes, des échangeurs en construction permettront pour un temps d’absorber la folle circulation de ces villes. Pour autant, ici tout reste calme, pas de klaxon à outrance, très peu de 2 roues et pas de Tuk-Tuk comme on en voit partout en Asie du sud-est, on se croirait presque en Europe.

Dans cette démesure, on a vite fait de se faire bousculer sans ménagement par le premier, le second voire le 10 millionième péquin venu. On est vite préparé à faire la queue à la moindre occasion et conserver son petit centimètre de progression vers n’importe quel guichet de gare devient vite une habitude. On apprend à éviter un crachat passé à quelques centimètres de sa godasse. On ne s’offusque plus face au refus catégorique du chauffeur de nous emmener quelque part, sans doute parce que vous n’êtes pas chinois et qu’il ne comprend rien à ce que vous lui racontez !

Tout cela est l’image qu’on rapporte souvent de Chine et tout cela est vrai. Ce que l’on dit peut-être un peu moins c’est que ces immenses villes sont très propres et sûres, au prix de contrôles d’identité, de filtres et d’une présence policière et militaire comme nous n’en avons jamais vus, et c’est vrai que c’est un peu anxiogène au début, puis agaçant, puis…on fait avec.

Et soudain, un inconnu au large sourire vous voit le nez dans votre plan de ville et vous propose gentiment son aide et entame la conversation dans son meilleur anglais…Et là… Une employée de centre commercial retourne l’ensemble de son magasin et rameute tous ses collègues pour essayer de comprendre ce que vous cherchez. On se met à parler avec les mains, on se comprend à peine ou pas du tout, mais on se sourit et on rigole bien. A cela s’ajoute l’extrême gentillesse et la grande disponibilité des personnes rencontrées dans nos divers hôtels, guesthouses et auberges de jeunesse.

Nous avons donc beaucoup aimé la Chine et si la météo avait été plus clémente (une vague de froid sans précédent depuis 30 ans s’est abattue sur le pays…et sur nous, gla gla !!), nous aurions sans doute pu voir les gorges du Saut du Tigre à Lijiang, la forêt de pierres à Kunming, les rizières en terrasse de Yuanyang, et apprécié encore davantage notre passage dans cet immense et beau pays.

Les plus

Les paysages :

Nous aurions aimé en découvrir davantage tant ce que nous avons vu nous a plu. La grande muraille, les environs de Dali et Lijiang, les massifs karstiques de Guilin et Yangshuo et enfin la baie de Hong Kong. Ce sera peut être l’occasion d’y revenir, pour aller au plus près des immensités du pays, au gré de belles ballades ou même de randonnées aux abords des montagnes du Tibet, à quelques heures de route du Yunnan.

La culture :

Evidemment, le patrimoine culturel de la chine est immense et ce n’est pas nos quelques jours à le sillonner qui nous permettent d’en mesurer l’ampleur et la complexité. Au cours de notre voyage, c’est essentiellement à Beijing qu’elle s’est le plus exprimée, au travers de la cité interdite et de l’histoire impériale du pays. Lao Tseu, Confucius et la révolution culturelle  de Mao ont largement marqué l’âme du pays, mais chaque région recèle d’histoires, de coutumes et de traditions vielles de plusieurs siècles qu’il nous faudra découvrir… lors d’un prochain voyage ?

La nourriture :

Oubliez tout ce que vous connaissez de la cuisine chinoise occidentale : elle n’a absolument rien en commun avec la cuisine chinoise EN Chine. Il est parfois difficile de savoir ce que l’on mange, c’est vrai ! Mais une fois rassuré, les papilles sont à la fête. C’est un festival de saveurs, d’odeurs, et c’est toujours (ou presque) excellent. La cuisine chinoise est aussi riche que son patrimoine et presque aussi vaste que l’étendue du territoire. On a particulièrement apprécié la cuisine du Sichuan (célèbre pour son poivre) même si le niveau d’épice est très largement supérieur à nos habitudes. On s’est réglé de la cuisine naxi à Lijiang, des dim sum à Hong kong et du canard à Pekin.

Les moins :

La communication :

C’est LE point noir d’un voyage en autonomie dans ce pays. Le tourisme est essentiellement chinois, les étrangers préférant les tours organisés avec traducteurs compris. Très peu pour nous ! Rien n’est fait pour les étrangers et heureusement que les chiffres sont les mêmes que les nôtres, ça permet de monter dans le bon train ! Il faut reconnaître qu’au départ c’est un peu décourageant, et même avec notre petite appli de traduction sur notre téléphone, on a été tenté d’abandonner quelques plans. A Lijiang aucune agence n’a voulu nous emmener aux gorges du saut du tigre car aucun de leur guide ne parlait anglais. Néanmoins, on arrive presque toujours à trouver une solution et c’est souvent l’occasion de sortir de notre zone de confort, comme au restaurant par exemple.

En résumé, nous avons aimé la Chine et même les Chinois. Ils ne sont pas très aimés en Asie (en admettant que ce soit mieux ailleurs…) mais nous avons eu de bons contacts, même restreints, avec eux. Oui ils crachent, oui ils poussent, mais partout, ils ont été agréables avec nous ! Disons qu’ils n’ont pas la même notion de la politesse !On s’attendait à trouver des endroits pas très propres… préjugés ! Tout était toujours nickel.

La seule chose un peu frustrante, c’est de passer un mois dans un pays et d’avoir l’impression de n’avoir rien vu, tant le pays est grand et riche en découvertes, et culturellement complexe. Voilà une destination qu’il est vraiment difficile d’appréhender en « si peu de temps ». Mais les souvenirs que la Chine nous a laissés ont une saveur toute particulière, parce ce pays-là ne ressemblera jamais à aucun autre…

Chine: de Kunming à Hong-Kong (12 jours)

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Arrivés à Guilin, nous prenons un taxi et dînons dans notre auberge de jeunesse.

Guilin

Le lendemain nous prenons un taxi pour la journée qui nous emmène d’abord sur la montagne Yaoshan au sommet de laquelle on accède en télésiège. Lorsque le temps est dégagé, la vue de là-haut offre un panorama sur les les massifs karstiques de Guilin mais nous n’aurons droit qu’à un épais brouillard. Nous redescendons par le toboggan sur un genre de luge, et c’est assez rigolo! Pas sûr que le prix élevé de l’ensemble soit bien justifié  mais il faut se faire une raison: les activités et visites sont souvent prohibitives en Chine. Ensuite, nous allons au Pic de la Beauté Solitaire, mais là nous renonçons, vu les prix!

Guilin

Nous déjeunons dans un restaurant bien local, où les familles se réunissent en ce samedi autour d’une  flopée de plats qui se succèdent sur les plateaux tournants.  Après quoi nous allons visiter la grotte de la Flûte de Roseau, qui est très belle et impressionnante par ses dimensions. Mais la visite guidée en Chinois et en groupe, les éclairages multicolores et le show final projeté sur les parois gâchent un peu le plaisir. L’immense parvis construit de toutes pièces dans la plus grande salle laisse entrevoir ce à quoi peut ressembler l’endroit en pleine saison touristique!

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Nous rejoignons la gare routière de Guilin sous la pluie. Arrivés à Yangshuo, la pluie ne nous quitte pas pendant 2 jours. Une fois de plus, nos projets de visites sont plus que contrariés. La dernière journée nous permet tout juste de faire une ballade à vélo près de la Yulong River, même s’il fait encore gris et froid. Plus tard, nous laissons les enfants travailler et partons tous les deux faire une longue marche le long de la Li River. C’est vraiment beau. Quel dommage de n’avoir pas pu faire  la ballade en radeau de bambou et en découvrir davantage.

Yangshuo

Yangshuo

Yangshuo

Yangshuo

Li River Yangshuo

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Li River Yangshuo

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Nous quittons notre belle auberge Yangshuo pour Guilin  sous le soleil et arrivons juste au moment où le bus va partir. Tout le long du trajet, il y a des travaux partout. La route est défoncée et tout autour de nous, la terre rouge est retournée, entassée, les engins de construction sont entreposés le long de la route et les grues poussent comme des champignons… Et c’est comme ça partout! On détruit pour reconstruire, pour laisser la place à la Chine nouvelle, la grande, la puissante, en balayant d’un revers de pelleteuse les quartiers anciens. On voit souvent des bâtiments éventrés par des bulldozers, des chantiers avec pour seule limite la ruelle d’un petit quartier traditionnel qui sera bientôt balayé lui aussi, c’est certain. Voilà comment on voit rivaliser des tours plus hautes les unes que les autres, construites par lot de 10, à l’identique, pour loger, à la verticale, des dizaines de milliers de personnes. C’est assez énorme pour nos petits yeux français.

Nous retrouvons notre hotel à Guilin, au bord de la rivière où nous voyons toujours quelques chinoises venues pratiquer leur taï-chi sous la fenêtre de notre chambre, sur un fond de musique traditionnelle.

Aujourd’hui nous partons pour Hong Kong, via Schenzhen en TGV chinois d’abord, puis en métro pour rejoindre le centre. Entre Mamie Taxi qui roule à 30 km/h, la « dégustation » de la pizza durian-fromage fondu (voilà ce qui peut arriver quand on ne lit et ne parle pas chinois…), le passage de la douane, et les 3 changements de métro avec nos fardeaux sur le dos, il nous faudra 10 heures pour rejoindre Tsim Tsa Shui, au coeur de Hong Kong. Nous sommes morts… Mais après une bonne nuit de sommeil, nous sommes à nouveau d’attaque pour arpenter cette ville à part.

Victoria's Peak Hong Kong

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Pendant 6 jours, nous foulons le pavé des grandes artères commerçantes de Kowloon, nous prenons le tram vertigineux pour en prendre plein les mirettes à Victoria Peak et sa vue impressionnante sur la baie de Hong Kong,  nous admirons la Sky Line qui revêt son habit de lumière, le soir venu, nous prenons des bateaux pour quitter un peu les tours et flâner sur la petit île de Cheung Chau où on vient s’aérer et faire du vélo le week-end, nous allons chercher quelques sensations fortes dans les manèges d’Ocean Park et nous nous laissons happer par l’atmosphère bonne enfant de cette ville verticale, qui ne transpire ni le stress, ni la morosité, au contraire. C’est une ville où on se sent bien, une ville qui ne dort jamais mais qui reste humaine. Une ville où on consomme beaucoup, toujours, partout, mais qui offre de jolis coins de verdure, des panoramas uniques, de petites plages secrètes, et beaucoup de choses encore que nous n’aurons pas le temps de faire cette fois-ci. Après avoir attendu, pendant plus d’une heure dans une foule immense la grande parade du Nouvel An Chinois qui redescend Nathan Road vers la baie, nous sommes finalement remontés à l’hôtel, épuisés. En revenant de dîner un peu plus tard, David réussi à choper un cliché du dernier char transportant le singe de Feu de cette année 2016. Pas sûr que nous ayons raté quelque chose d’inoubliable.

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Hong Kong

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Aberdeen

Cheung Chau IMG_6247 IMG_6249

Aujourd’hui, c’est le grand feu d’artifice sur la baie, et pour cette occasion nous allons dîner dans un restaurant panoramique et nous assistons à l’un des plus beaux feux qu’il nous a été donné de voir. Pendant plus de 20 minutes,  les tours de Hong Kong  s’illuminent au rythme de ces exposions de couleurs et le spectacle est incroyable. Nous en prenons plein les yeux, et nous prenons conscience de la chance que nous avons d’être là, à cet instant précis. C’est comme si nous avions gravi un sommet  et que ce feu d’artifice en était le  drapeau. Et c’est sur ce souvenir éclatant et magique que nous laisserons Hong Kong derrière nous, en se réjouissant déjà de pouvoir regarder en arrière  lorsque des sommets plus ardus devront être franchis… Il y a des moments dans la vie, où l’on a juste envie de dire: « merci »!

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Happy Chinese New Year à vous tous!

Ps: Nous avons pris pas mal de retard dans le blog, à cause du wifi, qui est rarement assez puissant pour le chargement des photos sur le blog. Nous espérons pouvoir publier rapidement la suite pour réduire l’espace temps entre vos lectures et notre quotidien. Et n’oubliez pas de nous laissez un petit commentaire, c’est aussi bon qu’un sucre d’orge…

Chine : de Pékin à Kunming (14 jours)

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Ça y est, nous y voilà, dans l’Empire du Milieu. L’arrivée à Beijing se passe sans encombres, les contrôles à la douane sont une simple formalité. Exception faite de la guitare qui semble suspecte et passe au rayon X trois fois de suite… En sortant de l’aérogare, nous sommes saisis par le froid. Il fait 1ºC et nous grimpons vite fait dans la voiture venue nous chercher. Pour ces premiers jours en Chine, nous sommes passés par une agence pour nous faciliter un peu les choses. Le chauffeur ne pipe pas un mot d’anglais… Après avoir pris possession de notre nouvelle « maison » pour les cinq prochains jours, nous déjeunons au restaurant glacial de l’hôtel. Nous passons commande en langage des signes et photos à l’appui aux serveuses en anorak, en buvant de l’eau bouillante. C’est pas très festif mais compte tenu des températures, on  ne fait pas les difficiles, et puis ça réchauffe les mains, c’est toujours bon à prendre.

Comme prévu, nous constatons très rapidement qu’internet est plus que contrôlé ici! Exit Google, Facebook et autres réseaux sociaux… Le blog ne fonctionne pas non plus…

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Maintenant, il nous faut trouver quelques vêtements un peu chauds pour compléter notre panoplie maillot-short-tongs. Nous savions que le climat serait rude dans le Nord de la Chine, mais ne pouvions pas partir avec l’équipement 4 saisons, faute de place. Nous allons donc faire un peu de shopping dans un des nombreux et immenses malls (centre commercial) pour acheter collants, sous-pulls, polaires, que nous complétons des indispensables bonnets et gants ! Nous sommes abordés  à deux reprises par  des chinoises, l’une qui s’intéresse naturellement à notre présence ici, l’autre qui nous aide à passer commande au restaurant, en anglais, s’il vous plaît ! Nous sommes agréablement surpris par cette gentillesse spontanée. Nous faisons un petit tour rapide dans les petites rues du quartier où on trouve un peu de tout à manger mais beaucoup de choses non identifiées. Entre les raviolis et les pains vapeur, il y a des collections de brochettes pas toujours ragoûtantes. À la vue des étoiles de mer et des hippocampes, nous reportons le menu découverte à plus tard, ou à jamais… La marche jusqu’au métro est glaçante, nous marchons tête baissée pour affronter le vent glacial qui nous assaille. L’arrivée au bercail est plus que réconfortante.

Temple du Ciel

Aujourd’hui, nous allons visiter le Temple du Ciel après une matinée studieuse. Nous superposons toutes les couches de vêtements dont nous disposons, et partons à la conquête de ce très bel ensemble  d’édifices répartis dans un immense parc, un peu tristounet à cette époque de l’année.

Temple du Ciel

Temple du Ciel

Ici avait lieu un certain nombre de cérémonies impériales, comme la prière pour les bonnes moissons. Le grand ciel bleu nous offre des couleurs magnifiques et le site est assez peu fréquenté en cette saison, voilà le seul point positif de ces températures hivernales. Le long de la grande galerie, les Chinois jouent aux cartes et les esprits s’échauffent souvent, et les éclats de voix sont légion.

Temple du Ciel

Heureux mais congelés, nous regagnons notre nid chauffé à défaut d’être douillet, car il est vraiment pénible de rester plus de quelques heures dehors.

Réveil un peu plus matinal pour allez traîner nos guêtres sur la Grande Muraille. Le chauffeur nous attend à 8:00. Après deux heures de route (nous avons choisi le site le plus éloigné pour éviter le tourisme de masse) nous arrivons sur le site où il fait… -12ºC! Il y a encore de la neige  par endroits , et nous partons au pas de course pour braver le froid.

La Grande Muraille

La Grande Muraille

La GRande Muraille

Nous arpentons cette portion de la muraille sous un beau soleil, accompagnés tout du long par une Mongole qui nous précède dans notre visite dans l’espoir de nous vendre quelques menus souvenirs à prix d’or. A l’exception de sa présence, nous croiserons un groupe de 3 personnes en deux heures de temps. Autant dire que la Grande Muraille est à nous. C’est tout simplement magnifique, ce chemin de briques grises qui serpente sur les crêtes aussi loin que les yeux puissent voir. Certes la nature est vêtue de son plus simple apparat mais c’est majestueux quand même. Le silence est presque parfait, et c’est assez magique de marcher sur cet édifice mythique.

La Grande Muraille

De retour en ville, nous passons à la gare pour acheter nos billets de train Guilin-Shenzhen pour rejoindre Hong-Kong dans 3 semaines. Là, tout est écrit en Chinois, comme partout, on tourne en rond avant de trouver l’entrée, et c’est vraiment difficile de se faire comprendre. Les téléphones, le guide de voyage et les gestes ne sont pas de trop pour parvenir à nos fins. Sans parler du monde, des queues pour passer les contrôles aux rayons-X présents dans toutes les gares, stations de métro à l’entrée de certains sites touristiques.

La Cité Interdite

Aujourd’hui, nous allons visiter la Cité Interdite, lieu de résidence des empereurs dans la Chine impériale. Nous sortons du métro sur la tristement fameuse place Tian’anmen. Aussi austère que gigantesque, elle est surtout l’occasion d’évoquer avec les enfants les évènements dont elle fut le siège, et par extension, le contexte politique que la Chine d’aujourd’hui laisse dans son sillage. Et c’est le plus officiellement du monde que trône sur la porte de la Paix Céleste, l’entrée de la Cité Interdite, le portrait du Grand Timonier, devant lequel on se photographie, avec une fierté non dissimulée. Car ici, le « grand » Mao est encore adulé. Le site, qui rassemble les palais publics et privés des différents empereurs, de leurs épouses et concubines, est une pure merveille.

La Cité Interdite

La Cité Interdite

Les édifices sont majestueux et même si on ne peut pas y pénétrer, on devine, à travers les portes grandes ouvertes, la beauté des lieux. Nous passons de palais en palais, sur ce site immense très prisé des touristes Chinois, même à cette période de l’année. On imagine mal ce que ça doit être aux beaux jours…Les noms même des palais sont de petits poèmes : palais de l’Harmonie Suprême, de la Pureté Céleste, de la Longévité Tranquille, de l’Eternel Printemps sont autant d’invitations à un voyage dans le temps, où on se retrouve transporté au temps de la grande Chine Impériale.

La Cité Interdite

Les pieds, les mains, le nez, les lèvres anesthésiés, nous rentrons nous mettre au chaud. Puis, le soir, nous décidons d’aller manger un bon canard laqué à quelques kilomètres de l’hôtel. Le réceptionniste nous conseille de prendre le bus, que nous mettrons un moment à trouver, après s’être faits refoulés deux-trois fois par des taxis plutôt directs !

Hutongs

Dernière journée à Beijing. Nous allons nous promener vers les tours du Tambour et de la Cloche, dans un quartier de hutongs, ces ruelles étroites bordées de maisons basses traditionnelles en briques grises qui tendent à disparaître peu à peu, au profit d’immenses tours d’habitations.

Hutongs

Hutongs

Le quartier est très animé ce samedi, les Chinois flânent en grignotant dans les petites rues où se succèdent boutiques et maison de thé. Ce quartier piéton est bien agréable et nous remontons le long des lacs Houhai et Xihai, gelés à cette époque. Les chinois viennent y faire du patins à glace et de la luge bricolée. Puis nous rentrons rassembler une nouvelle fois nos affaires car nous avons un avion de bonne heure demain pour Chengdu, capitale du Sichuan.

Ca caille!!!

Les lacs

Le taxi vient nous chercher à 6:30. Le jour n’est pas encore levé et la neige est tombée pendant la nuit. À l’aéroport, les pistes sont blanchies par la neige et nous décollons avec 1h30 de retard, après avoir dégivré les ailes de l’avion. À l’arrivée, le taxi nºX, rangée 1, colonne 3, qui ne veut pas nous prendre au début parce qu’il ne comprend pas, démarre alors que je n’ai qu’un pied dans la voiture… Puis, arrivés  à destination, il recule involontairement pendant que je prends les sacs dans le coffre….Chengdu est une petite bourgade provinciale de…14 millions d’habitants ! Ici encore, d’immenses tours poussent un peu partout et la ville est gigantesque.

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Nous nous retrouvons pour le déjeuner dans un restaurant qui se transforme en cercle de jeux aux heures creuses. Comme toujours la serveuse reste près de nous pendant que nous choisissons, soit un temps certain puisque tout est écrit en chinois et que les photos ne nous parlent pas vraiment. Ici on joue aux cartes en fumant et en buvant du thé – et en crachant, accessoirement- là on fait une partie de Mah Jong pendant que nous mangeons des plats super pimentés et que nous découvrons les saveurs subtiles du poivre de Sichuan.

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Nous profitons de ces trois jours à Chengdu pour rattraper notre retard dans les cours. Nous allons déambuler dans le quartier piéton de Dragon Town, succédané d’un quartier à l’ancienne, bordés de boutiques et de maison de thé. Partout, on mange, on se fait déboucher les oreilles avec de grandes tiges métalliques, on fait du shopping, c’est vivant et plutôt sympa comme endroit. Puis nous poursuivons à pieds vers la rue Jinli, piétonne elle aussi et gavée de gargotes, de bars et d’échoppes très touristiques. Dommage car l’endroit est plutôt mignon et bien entretenu, mais ça, c’est un standard en Chine. Les rues sont toujours impeccables, et partout, on nettoie à longueur de journée. Nous mangeons  quelques xiaochi, les snacks chinois à grignoter dans la rue.

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Aujourd’hui nous allons visiter la base de reproduction des pandas. Pandas géants et pandas rouges se partagent la vedette dans ce grand et joli parc planté de bambous de toutes sortes. La visite est très sympa, on ne se lasse pas de regarder ces gros nounours un peu balourds dévorer leurs branches de bambous, ou ces bébés plus joueurs qui chahutent  un peu maladroits. Les pandas rouges, bien différents et plus petits que leurs cousins, sont plus vifs et très beaux aussi. Nous rencontrons Jacky, un français qui fait aussi le tour du monde en famille. Nous parlons un bon moment avant d’échanger nos mails. Peut-être nous recroiserons nous pendant le voyage, qui sait? Le hasard fait souvent bien les choses.

Les Pandas

Pandas rouges

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Nous rentrons chez « nous » après avoir dégusté de délicieux xiaolongbao ( les bouchées vapeur). Demain nous nous envolons pour Lijiang, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, notre première étape dans le Yunnan.

Guesthouse à Lijiang

La petite surprise du jour, en arrivant à pieds, engoncés dans nos vêtements et sacs sur le dos, aux portes du vieux Lijiang est de découvrir qu’il faut payer un droit d’entrée de 80 yuans par personne ( 12€ ) pour la préservation de la ville! Nous arrivons dans notre joli petit hôtel tout en bois qui s’organise autour d’une belle petite cour arborée et fleurie. Le revers de la médaille, c’est que ces belles demeures en bois sont de vrais gruyères et du coup il fait vraiment froid dans la chambre ! Ne parlons pas de la salle d’eau qui est  glaciale… Le seul moyen de nous réchauffer est d’allumer les deux petits chauffages d’appoint et de se camoufler sous la couette. Mais le réveil à 4:00 du matin nous ayant achevé encore un peu plus que nous ne l’étions déjà, nous nous endormons tous pendant presque 3 heures. Puis nous allons marcher dans la vieille ville, entièrement pavée et piétonne. Partout, il n’y a que des maisons (boutiques, hôtels, restaurants, agence de voyage…) tout en bois et aux toits de tuiles grises, ce qui donne un charme tout particulier à la ville, bien qu’elle soit une des plus touristiques de Chine. Mais on comprend pourquoi. Heureusement que la saison hivernale nous permet de traverser tous ces sites touristiques plutôt tranquillement, en évitant les marées humaines qui déferlent ici dès les premiers beaux jours. Même si elle est perchée à 2400 mètres d’altitude, le froid reste supportable mais la marche nous essouffle plus vite que d’habitude.

Lijiang

Nous continuons à arpenter les ruelles, toutes plus jolies les unes que les autres, jusqu’à rejoindre l’étang du Dragon noir, pour une petite promenade dans un décor enchanteur, malgré le temps maussade.

Etang du Dragon Noir

Etang du Dragon Noir

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De retour à l’hôtel, nous essayons d’organiser une excursion pour le lendemain aux gorges du Saut du Tigre, mais nos diverses tentatives échouent. Nous sommes un peu déçus, mais quand ça ne veut pas, ça ne veut pas ! Nous en profitons pour récupérer un peu ce matin, et comme Pablo se réveille un peu fiévreux, nous allons nous promener en duo avec David après avoir déjeuné dans un food court de rue où on se sustente de toutes sortes de choses délicieuses  (ou pas) à la portion. Pour nous ce sera que du bon: pommes de terre, tofu épicé, ribs de yak aux petits légumes, ravioli géant au poulet,  brochettes d’agneau et de yak. En revanche, ces toutes petites choses (angry birds dans le texte, qui ressemblent à des fœtus de porc…) ne nous ont pas tentés.

Shuhe

Shuhe

Shuhe

Nous prenons un bus local pour aller visiter le village de Shuhe, un peu dans la même veine que Lijiang mais en beaucoup moins beau. Nous ne nous éternisons pas et de retour à Lijiang nous décidons de nous perdre un peu dans le dédale des ruelles de la ville, moins fréquentées, bercées par de petits canaux… C’est vraiment adorable, nous aimons beaucoup Lijiang qui n’a pas volé son classement au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les toits de Lijiang

Elle aussi belle de jour que de nuit, et quelques soit le temps. Nous avons envie de boire un café sur les hauteurs de la ville, là où les terrasses de quelques cafés dominent les jolis toits de la ville. Mais les cafetiers ont bien compris le filon et vendent l’expresso jusqu’à 68 yuans (10€). Sinon pour la photo solo, c’est seulement 20 yuans (3€). Hahaha, la bonne blague… Tout pigeon que nous sommes, nous ne nous poserons pas sur cette branche-là!

Marché

Marché

Nous continuons à errer et nous finissons par nous perdre vraiment, pour arriver sur un marché à l’entrée de la ville ! Quand on ne les cherchent pas, c’est eux qui nous trouvent ! L’occasion rêvée de sortir un peu de la carte postale et de plonger dans la vie locale et de trouver enfin, et vraiment par hasard, le poivre de Sichuan que nous cherchons en vain depuis plusieurs jours. Nous retrouvons finalement le chemin de notre igloo où nos deux bébés phoques nous attendent. Après avoir fait sauté les plombs en allumant la couverture chauffante, nous nous couchons…en chaussettes.

Aujourd’hui nous partons pour Dali à 2h30 de route, dans un bus non chauffé ! Chacun y va de sa toux grasse, de ses raclements de gorge, de son crachat dans le sac plastique… « C’est quand qu’on arrive? »

Dali

La vieille ville de Dali est un ensemble de maisons basses de style traditionnel. En partie piétonne, elle est plus authentique que Lijiang dans la mesure où il y a encore ici une vie vraiment locale, et pas uniquement une succession de boutiques touristiques. Pourtant, le charme opère moins. Dali est encerclée par les montagnes et toute proche d’un grand lac, que David et Pablo vont visiter à vélo, pendant que nous nous promenons entre filles dans les rues de la ville. Nous avons été moins actifs que d’habitude. Mais ici, il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour vivre une aventure, pas plus loin que d’aller au restaurant ! La première a pris place dans un boui-boui tout proche de notre guesthouse où on choisit dans un frigo viande, légumes, herbes fraîches en les montrant du doigt avant qu’on ne vous les prépare en deux-deux. Résultat: excellent et gargantuesque, le tout pour 110 yuans ( 16€ à 4). Pas besoin de parler chinois pour se régaler, du moment qu’on peut choisir la viande ( oui, l’aventure a ses limites…!). Puis, une autre fois, nous sommes allés dans un restaurant où il y avait du monde et qui semblait sympa. Au menu, des caractères chinois et un brûleur à gaz intégré dans la table pour la fondue dont tout le monde se régale autour de nous! Il faudra un moment pour réussir à passer commande, et demander à la serveuse, toujours en langage des signes, de nous faire la démonstration… Au final, nous nous sommes régalés malgré un taux d’épices à 9 sur l’échelle de Scoville.

Dali

Kunming nous attend à 5h de bus. Dans les faits, il nous faudra un peu plus de temps à cause de la neige qui est tombée en route. La vague de froid qui touche la Chine est arrivée jusqu’à nous et lorsque nous arrivons à Kunming, la neige a blanchit les toits de la ville. Il fait vraiment froid et comme nous le craignons, il n’y a pas de chauffage dans les chambres de notre guesthouse glaciale ! Ce qui est certain c’est qu’il y faisait moins de 10ºC. Nous aurons quand même le droit a un matelas chauffant comme maigre réconfort ! Nous allons faire un tour au parc mais l’endroit est un peu désert et nous avons du mal à trouver un intérêt à cette ballade tant il fait froid. Nous avons même hésité à changer tous nos plans mais comme nous avons pris des billets d’avion et de train, ce ne serait pas franchement raisonnable… Nous allons dîner dans un repaire d’occidentaux ou d’expatriés, ou les deux et décidons d’aller voir la forêt de pierres à Shilin demain, un site classé au patrimoine de l’Unesco. Après une nuit très froide et une douche express compte tenu des conditions extrêmes qui règnent dans la chambre, nous prenons un taxi pour la gare routière afin de rejoindre Shilin. Mais les routes sont gelées et aucun bus ne partira aujourd’hui ! Bon… Encore une déception… De retour à l’hôtel, nous demandons des billets de bus pour Yuanyang, mais c’est le même topo… Pfff! Nous tournons toutes les options dans nos têtes, et nous arrivons finalement à trouver un moyen de rejoindre Jianshui en train puis Yuanyang en bus le lendemain. Ca nous aura pris la journée, cette affaire, mais on y arrive.. Ah oui, j’ai oublié de vous dire que les canalisations de l’hôtel sont gelées et qu’il n’y a plus d’eau dans les chambres…

Ce matin, l’eau n’est pas revenue et la neige est toujours gelée sur les toits. Nous arrivons à la gare 30 minutes avant le départ du train, nous nous mettons dans l’une des interminables files qui mènent aux contrôles pour rentrer dans la gare. Rayons-X et détecteur de métaux une fois, quelques mètres dans la foule compacte et agitée, puis deuxième filtre, on continue à trépigner en se faisant bousculer sévère, puis contrôle d’identité, puis montée d’escaliers serrés au milieu du troupeau… Les minutes passent et nous commençons à nous demander si nous aurons notre train. Nous courons, sacs sur le dos, demandons notre chemin, bousculons à notre tour, pour finalement arriver devant la porte d’embarquement…close ! Nous sommes un peu remontés quand même! David arrive à changer les billets pour un train 3 heures plus tard. Pendant ce temps, nous nous gelons dans cette immense gare en espérant que tout ça en vaut la peine.

IMG_5714Le soleil est revenu, et nous nous réchauffons dans le train, où le contrôleur nous fait le grand show commercial, façon foire de Paris en mandarin, pour vendre les mérites d’une brosse à dent et d’un dentifrice révolutionnaires, on imagine. N’empêche, que, aussi improbable que cela puisse paraître, le gars a tout vendu en l’espace d’un quart d’heure… Puis a suivi le vendeur de pastilles Vichy, et employé des chemins de fer, qui est capable de tenir un speech de 10 bonnes minutes sur le bonbon blanc, debout  sur un siège et poing levé, ce qui pourrait faire penser à un discours Maoïste, avec dégustation gratuite pour finir de convaincre les camarades… Le vendeur de rasoir électrique, tout aussi gueulard, affiche un style plus directif et ne fait pas dans la dentelle lorsqu’il s’enquiert du premier passager à sa portée et le rase plutôt sèchement, au point que le pauvre gars grimace sans broncher pendant toute la démonstration… Pendant ce temps, les gens assis derrière nous, qui ne se connaissaient pas au début du voyage, finissent  bras dessus, bras dessous et main dans la main, à force d’enquiller les verres d’alcool de riz, règle de bienséance pour tisser du lien avec l’autre. De deux, ils seront une petite dizaine à l’arrivée, riant bruyamment comme s’ils se connaissaient depuis toujours ! Le voyage est finalement passé bien vite, et nous arrivons à Jianshui.

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Nous arrivons dans notre petite auberge typique, avec chauffage ! Le paradis ! La vieille ville de Jianshui sent bon la province, le rythme est plus lent et la ville n’est pas encore engloutie par les immenses tours d’habitation. La quête d’un restaurant s’avère compliquée, les endroits pour manger font cruellement défaut ici, c’est bizarre! Au point que nos choisirons de faire des dîners-goûters dans la chambre.

Jardin de la famille Zhu

Jardins de la famille Zhu

Jardin de la famille Zhu

Notre projet de nous rendre à Yuanyang pour voir les plus belles rizières en terrasse du Yunnan tombe à l’eau, une fois de plus. La guesthouse que nous avons réservée nous annonce que le village est privé d’électricité et donc de chauffage. Nous sommes un peu contraints d’annuler notre virée, vraiment déçus car nous avons déjà raté Sapa au Vietnam. Les rizières ne veulent pas nous voir, mais nous tenterons à nouveau notre chance à Bali ! Nos trois nuits à Jianshui nous permettent de souffler un peu, en alternant travail, repos et visites : les très beaux jardins de la famille Zhu, un bel ensemble de pavillons traditionnels organisés autour de jolies petites courettes fleuries et arborées et le temple de Confucius, plus grand mais un peu moins charmant à nos yeux.

Le temple de Confucius

Le temple de Confucius

Le temple de Confucius

Nous reprenons le train pour Kunming ce matin, en prévoyant d’arriver à la gare une heure avant le départ, pour éviter les déconvenues de l’aller. Partout, dans les rues de la ville, les marmites qui chauffent au devant des échoppes crachent des nuages de vapeur rendue plus dense encore par le froid matinal. Plus loin, la campagne est plongée dans un épais brouillard qui fera perdre le nord au chauffeur de taxi. Arrivés à la gare nous passons un premier poste de contrôle des passeports, puis un second, 30 mètres plus loin, avec un contrôleur presbyte qui refile le bébé à son collègue au bout de 5 minutes. Puis les bagages passent aux rayons X, avec nouveau contrôle et photographies des passeports, ouverture des sacs pour récupérer une bombe aérosol, nous rendre finalement une paire de ciseaux et laisser passer les couteaux suisses… Nous avons bien fait de prévoir large. Dans le train, nous retrouvons notre vendeur de pastilles Vichy, qui propose des toupies luminescentes aujourd’hui. Encore un petit contrôle des passeports au cas où, espérons que ce soit le dernier…

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De la gare nous rejoignons l’aéroport de Kunming pour rejoindre Guilin, ses pains de sucre entre lesquels serpente la rivière Li.