Myanmar: de Yangon à Bagan (13 jours)

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        Après une journée de transport pour rejoindre Yangon via Bangkok, nous avons pris un taxi pour rejoindre notre hôtel miteux. Mr Ayé Ko, le chauffeur de taxi, nous propose ses services pour nous faire visiter Yangon le lendemain. La chaleur est étouffante, on dégouline… Nous visitons d’abord la pagode Botataung dans laquelle se trouverait un cheveu de Bouddha. Sous le stupa doré, d’étroits couloirs se succèdent, aux coins desquels des fidèles se prosternent pour prier. Partout, des boîtes transparentes laissent apparaître des monceaux de billets déposés par les visiteurs. Il paraît que les Birmans donnent en moyenne 30% de leurs maigres revenus aux temples. Et puis, il y a cette petite pièce vitrée, qui abrite le cheveu de Bouddha, devant laquelle les Birmans s’agenouillent pour méditer quelques instants, les yeux fermés, les maintes jointes, en récitant à voix basse leur prière. Le taxi nous emmène ensuite à quelques dizaines de kilomètres de Yangon, voir une pagode construite sur un îlot, au milieu de la rivière. Nous prenons un petit bateau pour atteindre la pagode. C’est agréable, sans plus. Mais la visite a le mérite de nous donner un premier aperçu de la nature birmane, exubérante.Flotting Pagoda

Tout au long du trajet, nous découvrons les maisons sur pilotis, construites en bambou tressé et en feuilles de palmier, où la vie familiale s’organise dans une seule et même pièce, ouverte sur l’extérieur. Sur les motos, on monte à deux ou trois, parfois avec le dernier né de quelques mois. Les femmes, le visage recouvert de thanakha (une pâte blanchâtre obtenue à partir de l’écorce de l’arbre à thanakha, qui protège du soleil), montent en amazone, leurs longs cheveux d’ébène au vent. Partout, de petites gargotes où les gens s’attablent, au bord de la route. Nous voilà au Myanmar, et c’est le moment pour nous de tout réapprendre : une nouvelle langue, une nouvelle monnaie, d’autres habitudes de vie, un nouveau rapport au temps…

Retour à Yangon où nous allons visiter le musée des pierres précieuses, le sol birman étant un des plus riches du monde en pierre précieuses et semi-précieuses. Elles y sont presque toutes présentes.

Après une pause déjeuner, Ayé Ko nous emmène faire un tour au marché Bogyoke, un marché couvert où on trouve un peu de tout : artisanat, pierres précieuses, laques, vêtements… Mais en ce jour d’élections, si important puisque ce sont les premières élections libres depuis 1990, de nombreuses boutiques sont restées fermées. Le ciel devient sombre. Nous rentrons à l’hôtel juste avant que des pluies diluviennes s’abattent sur la ville.

          Pagode Shwedagon Pagode Shwedagon Aujourd’hui, la grande pagode Shwedagon nous attend. Il fait une chaleur étouffante. Le sol brûle nos pieds nus, dès que nous ne marchons pas sur les grandes dalles blanches. L’immense stupa recouvert de feuilles d’or se dresse au milieu du temple, majestueux. Frappé par le soleil, il brille tant et plus qu’on a du mal à le regarder sans être ébloui. Tout autour, de petits temples et autres petites pagodes, tout aussi dorés, des effigies de Bouddha de toutes tailles, arborant toujours son imperceptible sourire de plénitude. Des offrandes, bananes, noix de coco, fleurs fraîches, sont déposées un peu partout. Visite éblouissante.

Pagode Shwedagon

Nous nous faisons déposer en taxi près de la pagode Sule, puis nous errons dans les rues de Downtown. Dans les ruelles aux façades décrépites, nous nous immisçons dans la vie locale. Partout le sol est maculé de tâches rougeâtres, stigmate omniprésent des crachats de bétel. Ici, on chique beaucoup, et on crache tout autant… Les sourires abîmés, et les dents noircies par la chique en sont le criant témoin ! Yangon DowntownNous traversons un marché local, où l’on trouve un peu de tout…Il faut toujours aussi chaud, nous sommes en nage. Nous continuons notre marche après une pause déjeuner, puis passons dans une agence de voyage pour prendre nos billets d’avion afin de relier Mandalay et Tachilek (à la frontière thaïlandaise) pour de rejoindre le Laos, cette zone étant interdite au tourisme. Le ciel devient noir, comme la veille ; nous rentrons à l’hôtel avant le déluge, pour une fin d’après-midi studieuse.

 IMG_1857            Ayé Ko vient nous chercher à 4h30 du matin, pour nous emmener à la gare routière, située à 1h00 de Yangon. Les rues s’animent déjà, les échoppes accueillent leurs premiers clients, les gens s’entassent dans les pick-up déjà bondés. Nous traversons le marché aux poissons, en circulant au pas comme pour mieux voir le va-et-vient des camelots déchargeant leurs grands paniers tressés débordants de poissons, dans la nuit éclairée aux néons. Nous prenons notre bus climatisé, enfin… à l’origine, pour un périple de 7 heures entre Yangon et Chaunghtha Beach, sur la côte ouest. Au départ, le bus était plein, puis il a continué à se remplir au fil du trajet. Dans l’allée centrale, on installe les derniers passagers sur de petits tabourets en plastique, le contrôleur circule dans le bus en grimpant pieds-nus sur les accoudoirs pour aller chercher son dû ! Nous savions que les transports étaient compliqués au Myanmar, et nous en prenons maintenant toute la mesure. La route est belle malgré tout, et la végétation incroyable.Chaunghtha Beach

Nous arrivons enfin à Chaunghtha en début d’après midi, où un gars de l’hôtel nous attend. Nous voyons débouler 4 scooters sur lesquels nos sacs sont chargés aux pieds des conducteurs, et chacun de nous à l’arrière. Regards étonnés et joyeux des enfants… Nous rejoignons l’hôtel cheveux au vent ! Nous découvrons nos adorables bungalows plantés au milieu des bananiers, et nous filons à pied à la plage en contrebas. Elle est immense et surtout déserte ! L’eau est vraiment chaude et nous nous éclatons dans les vagues pendant un long moment. Les enfants rient à gorge déployée, ils sont au paradis. Quel bonheur de les voir aussi heureux… David et moi marchons un peu jusqu’au stupa au bout de la plage. Ca va être vraiment chouette de se pauser quelques jours ici.

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            Le lendemain, nous louons des scooters pour aller découvrir une autre plage, celle de Ngwe Saung. Nous traversons les rues de Chaunghtha, puis nous nous enfonçons dans les petits villages, où nous voyons les gens vivre, simplement. Nous passons des routes à des chemins de terre, nous roulons sur les plages désertes, repassons des chemins bordés de cocotiers, de maisons en bambou. Que c’est beau ! Puis nous arrivons au premier point de traversée, car c’est ici, dans la région des deltas, que se jette l’Irrawady, en une multitude de cours d’eau. Arrivés dans petit village de pêcheurs, nous attendons le bateau qui nous fera traverser. Pendant ce temps, autour de nous, on travaille le bambou, on le coupe, on l’assouplit, en fumant un cheeroot.

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Le bateau arrive, et il faut charger toutes les motos, une dizaine, en roulant sur une étroite passerelle en bois. Les motos disposées dans le sens de la descente, les passagers se calent là où ils peuvent. Puis nous traversons le premier cours d’eau, au milieu des regards, des sourires, de la vie birmane. Arrivés de l’autre côté, nous roulons sur de superbes plages totalement désertes. Seuls les crabes rouges traversent dangereusement devant nous… Parfois il faut quitter la plage et contourner par de petits chemins sablonneux, à l’ombre de la végétation tropicale. Nous sommes émerveillés. Après avoir passé deux autres cours d’eau sur de petits bateaux en bois ne pouvant accueillir que 5 motos, et appris aux enfants à conduire sur la plage (vous imaginez la banane ;-)), nous arrivons à Ngwe Saung. La plage est vraiment splendide, même si le village a vu poussé bien trop de resorts, ce qui sera sûrement la grande problématique de toute la côte birmane dans les années à venir… Nous sirotons une eau de noix de coco, avant de se jeter à l’eau et de s’éclater dans les rouleaux.

Ngwe Saung

Mais il faut déjà repartir, les bateaux ne traversent que jusqu’à 17h30. Nous faisons le chemin inverse, la mer s’est encore retirée davantage, et par endroit, la mangrove laisse apparaître ses racines tentaculaires. Au retour, la marée basse nous permet de traverser toute la plage de Chaunghtha, très populaire. Les birmans jouent au ballon, se baladent à cheval ou à zèbre (si, si, ils ont domestiqué des zèbres qui semblent être croisés avec des chevaux, c’est très beaux, on a pas de photos, c’est dommage…). Nous longeons les maisons qui ont les pieds au sec à cette heure-ci, en se délectant de ses moments merveilleux. Nous rentrons à l’hôtel heureux de cette excellente journée, la peau rougie par le soleil et des souvenirs plein la tête.

            Les deux jours suivants, nous restons dans les environs de l’hôtel, calmes et peu fréquentés, pour simplement profiter de la plage et de cette tranquillité, sans wifi, sans électricité en journée, nous sommes en pleine digital detox… ! Nous faisons connaissance de Géraldine et Victoire, deux jeunes françaises, qui viennent de terminer leurs études et font un voyage de 3 mois avant de se mettre en quête de travail. Quelle jolie rencontre ! Nous échangeons quelques infos sur le Myanmar et l’Indonésie, avant que nos chemins prennent des directions différentes : Bagan pour nous, la Nouvelle–Zélande pour elles. Bon voyage, les filles, profitez à fond et prenez soin de vous. Vous nous raconterez, hein ?

                Puis nous quittons Chaughtha à 4h30 du matin, pour 2 heures de taxi, et 7 heures de mini bus… Nous arrivons à Pyay, ville étape jusqu’à Bagan, fourbus, tout ankylosés. Nous retrouvons le wifi, et très vite Maé nous apprend qu’il s’est passé quelque chose de très grave à Paris ce vendredi 13 novembre 2015. Nous découvrons l’horreur peu à peu, au rythme d’un wifi capricieux et sporadique. Les infos nous parviennent au compte-goutte, en désordre, et il nous faudra plusieurs jours pour prendre toute la mesure de ces évènements atroces. Nous pensons à toutes ces innocentes victimes et à leur famille, à vous tous, à la France toute entière qui coule dans nos veines, en espérant que la meilleure réponse reste le bonheur, la liberté, la vie… Tout ces récits de voyage paraissent bien dérisoires maintenant, mais je me dis qu’ils vont permettront peut-être de vous évader un peu… Et rien que pour ça, ça vaut le coup de continuer !

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          Nous voilà repartis pour Bagan, la vallée aux 2OOO temples. Le trajet est encore compliqué dans un bus soit disant de nuit. En fait ce bus de nuit-là, il arrive la nuit, à 2h30 du matin… Remarque, oui, vu comme ça, ça marche aussi, « bus de nuit ». Pendant le trajet, nous avons droit à une bonne série B de type Hélène et les garçons, façon birmane. Ca occupe… Réveillés en sursaut au milieu de nulle part, il faut finir la nuit dans le lobby de l’hôtel, jusqu’à 6 heures du matin… Plus aurait relevé de l’exploit yogi !

IMG_2168 Bagan

Comme les chambres ne sont prêtes qu’à 14 heures, nous louons deux mobs électriques et nous partons arpenter les routes et les chemins de Bagan, en se perdant dans le labyrinthe des temples anciens. Pendant 4 jours, nous nous régalons de ces ballades, du lever de soleil, lorsque des dizaines de montgolfières s’élèvent doucement au-dessus des temples et viennent moucheter le ciel, au coucher de soleil sur le fleuve Irrawadi, lorsque les temples prennent leur couleur orangé. 4 jours à découvrir les pagodes avec l’instinct pour seule boussole, à se laisser surprendre par d’immenses Bouddha gracieux, à admirer les fresques délavées par le temps ou reproduites par passion. IMG_2263 IMG_2218 4 jours pour découvrir le travail minutieux de la laque, pour arpenter le marché et en prendre plein les sens, pour aller à la rencontre des rouleuses de cheeroots, avec toujours le sourire en partage. Ici, la douceur plane comme un voile qui enrobe toute chose, et ça fait du bien ! Prenez-en encore un peu…

Bagan

Regards sur l’Inde

IMG_0861Un mois s’est écoulé depuis notre départ, et notre séjour en Inde est déjà derrière nous. A postériori, nos impressions sont très positives malgré certains aspects qui peuvent être rebutants. Sans faire de long discours, voici les plus et les moins de cette première étape. Mais ce n’est là que notre regard, personnel donc…

LES PLUS:

  • le peuple avant tout, gentil, accueillant, jamais agressif.
  • la culture : les codes vestimentaires, les différentes religions, les castes, les Maharajas, les Moghols, la colonisation, Gandhi… L’Inde est un pays complexe que nous n’avons qu’effleuré, mais le peu de ce qu’elle nous a raconté nous a séduit.
  • la nourriture : paratha, naan, chapati, paneer, seek kabab, daal, butter chicken, lassi, thali, chicken tikka, byriani, raita… Quel régal ! C’est toujours un plaisir de passer à table en Inde, et nous n’avons jamais vraiment mal mangé. Mais c’est sûr qu’il vaut mieux aimer la cuisine épicée.
  • les forts et les temples dans le Rajasthan, car même si nous en avons visité beaucoup, ils ont tous leur charme et leur particularité.
  • la douceur de vivre et le calme relatif du Kerala, où nous avons trouvé les gens plus agréables encore que dans le Nord, et la cuisine meilleure aussi.
  • Shaadi avec qui nous avons passé 3 semaines, et qui nous a appris pas mal de choses. Nous n’oublierons pas son anglais-franco-penjabi, ses expressions toutes faites, ses méditations matinales en voiture, ses turbans colorés et sa zénitude légendaire.

LES MOINS:

  • le bruit permanent et surtout les klaxons.
  • la saleté qui est partout, à laquelle se rajoutent les bouses de vaches qui jonchent les rues, mais on finit par faire avec.
  • même si nous le savions en y allant, et sans prétendre qu’il puisse y avoir de niveaux de misère plus supportables que d’autres, celle que nous avons vue par endroit  et notamment à Delhi fait froid dans le dos.
  • les sollicitations permanentes et insistantes, pour tout et n’importe quoi.
  • les regards insistants qui peuvent mettre mal à l’aise parfois.

Finalement, nous nous sommes très vite acclimatés dans ce vaste pays si singulier. Pour les enfants, les moins ont sans doute pris un peu plus de place que les plus, mais le temps fera son œuvre, et pour nous parents, ce mois en Inde n’a été que du bonheur, nous n’en espérions pas tant de leur part. L’Inde était une phase importante du voyage, et ils l’ont traversée à merveille…

A Bundi, un homme nous a dit : l’Inde, c’est comme la cigarette : la première fois, ça n’est pas très bon, mais quand on a commencé, on ne peut plus s’en passer. Et je crois qu’il a dit vrai !

Ce petit mot était aussi prétexte à vous redire combien nous sommes heureux de partager cette aventure avec vous, de lire vos commentaires, et d’avoir l’impression que tous ceux que nous aimons sont ici, sur ce blog. Quelle chance nous avons de vous avoir ! Vous avez bien mérité une petite vidéo. A bientôt pour de nouvelles aventures birmanes, et la suite de ce Wonderful Worlwide Tribe Trip:-)

De Bundi à Delhi (13 jours)

IMG_1672Nous reprenons la route pour Udaipur via Bijaipur où nous passons la nuit. Sur le chemin, nous traversons de très jolis paysages. C’est un vrai plaisir de regarder les paysans labourer la terre avec leurs buffles, les femmes porter les fagots de bois ou les réserves d’eau potable sur leur tête, le long de la route, les enfants ébouriffés et poussiéreux qui jouent dans les cahutes.IMG_1217 Ici, pas de voiture ou presque, quelques motos au mieux, mais des vaches et des chèvres menées à la baguette par de vieilles bergères en sari. Dans les petites parcelles de terre rouge, on fait pousser le riz, la canne à sucre, ou le blé. A l’heure du déjeuner, on voit les jeunes filles apporter le repas aux paysans restés dans les champs. Le trajet défile, de village en village, avec ces minuscules maisons en pierres sèches et aux toits de branchages. A notre passage, certains nous regardent, surpris, d’autres nous offrent un sourire, certains enfants agitent la main en criant des « Hello » ! Ici, la vie a l’air plus douce qu’ailleurs, loin du tumulte des grandes villes indiennes ; chacun semble remplir son rôle, et le travail est l’affaire de tous, même des anciens. Ici, la retraite ne peut être que spirituelle.

Shiva Temple

Avant d’arriver à Bijaipur pour la nuit, nous visitons un vieux temple dédié à Shiva. Encore un petit bijou perdu au milieu de nulle part.

Juste le temps pour moi d’adopter une petite bactérie locale, et nous repartons vers Udaipur. Encore quelques heures de route, en traversant toujours cette jolie région agricole. Nous nous arrêtons visiter le Fort de Chittorgarh,en cours de restauration car il est très abîmé, sa tour, son temple, son réservoir, et toujours ces colosses en pierre taillée, recouverts de minuscules détails, ça reste un plaisir à regarder.

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Puis Shaadi nous arrête casser la croûte dans un boui-boui en bord de route. Souvenir mémorable. Arrivée à Udaipur dans un haveli un peu glauque, mais avec un beau toit-terrasse, où nous passerons le plus clair de notre temps.

La classe

La vue sur le lac est superbe, sur la rive opposée on devine les femmes qui font leurs ablutions sur le ghat, comme les hommes, qui eux y viennent à l’aube. Un peu plus loin, l’immense palais domine le lac du haut de ses larges façades ocre jaune. Voilà le décor qui servira de salle classe aux enfants pendants 3 jours… C’est peut-être pour ça qu’on est en retard ?

Udaipur

Première journée à Udaipur : nous nous promenons un peu en ville, croisons nos french girls rencontrées à Bundi et tapons un peu la causette ; puis nous allons visiter le palais. Enfin, surtout David et Pablo, car Maé et moi avons raté l’essentiel… Bref ! Ensuite, nous avons déambuler autour de Clock Tower et ses ruelles marchandes, avant de faire une pause déjeuner assis en tailleur au bord du lac. Repas qui fera le bonheur de ma petite bactérie.

Le lendemain, David et les enfants vont visiter un jardin avec Shaadi, et rentrant, clac ! David se fait un bon petit tour de reins. Résultat des courses : le séjour à Udaipur ne nous a pas été très profitable! Ca, c’est fait…

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Allez, c’est reparti pour Ranakpur via Kumbalgarh où nous visitons… ? Le Fort ! Bien ! Y’en a qui suivent… David est en deux, ou en un seul morceau tout raide. J’en mène pas large non plus… Mais là encore, la région du Mewar que nous traversons est vraiment belle. Plus montagneuse, plus verte, la vie paysanne nous offre de belles scènes de vie. On ne se lasse pas de ces images qui défilent sous nos yeux, avec le CD de méditation matinale de Shaadi en bande son, et le parfum d’encens qu’il brûle chaque matin dans la voiture avant de nous récupérer… Le fort de Kumbalgarh est l’un des seuls que les Moghols n’ont pas réussi à assiéger, mais l’intérieur est d’un intérêt limité, même s’il permet de prendre la mesure de l’immensité du site : la muraille qui encercle le Fort serait la 3ème plus grande du monde. Nous arrivons ensuite à Ranakpur où nous passons la nuit. Nous allons visiter un temple Jaïn vraiment magnifique, entièrement taillé dans le marbre. Il y a là plus de 1400 colonnes, toutes ciselées de manière différente. C’est magnifique !

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Le lendemain, la route nous mène jusqu’à Jodhpur la Bleue. Lessive et travail dans un charmant petit haveli loin de l’agitation et dîner de Rajas (rois) préparé par la maîtresse de maison. Seule ombre au tableau, le petit gamin qui nous servira pendant 2 jours n’a pas vraiment l’air de faire partie de la famille…

Fort de JodhpurA Jodhpur, visite du…? Fort, très bien ! Un des plus jolis pour nous. Et ballade dans la vieille ville, près de la Clock Tower, au cœur du bazar, des motos, des chiqueurs de bétel, des crachats, des klaxons, des regards insistants, des sollicitations en tout genre : tout ce que les enfants adorent 😦

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Le soir, nous dînons à l’hôtel avec deux Françaises avec qui nous parlons voyage. C’est toujours agréable !

Temple Jaïn OsyanLongue journée de route pour Jaisalmer. Nous faisons juste une courte visite au temple Jaïn de Osyan, où une vache a tenté d’encorner David : elle a décelé en lui le torero qui s’ignore. Faut dire qu’il a essayé de lui passer devant, et ça, en Inde, les vaches elles aiment pas trop !!! Puis pause déjeuner dans un restaurant de bord de route, où une nuée de guêpes nous attendait à l’accueil… Pas grand chose de plus sur la route, hormis quelques cultures de coton et de cacahuètes, 2-3 gazelles et une famille d’oiseaux migrateurs au bord d’un lac, des hérons cendrés peut-être ?

IMG_1538 IMG_1542Nous consacrons la matinée suivante à la visite de la citadelle, habitée cette fois, et du Patwon Haveli.

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Les couleurs de Jaisalmer sont magnifiques, toute la ville est construite avec cette pierre ocre jaune à laquelle le soleil donne des reflets mordorés. Dans l’après-midi, nous allons voir avec Shaadi un temple Jaïn au bord d’un lac, puis il nous emmène à Bada Bagh, visiter les chhatris où avaient lieu les crémations des Maharajas, jusqu’au coucher du soleil.

Bada Bagh

Le soir, nous avons voulu sortir de notre hôtel nauséabond et suivre les conseils de bad-trip-advisor, qui s’est avéré ce soir-là être de mauvais conseil, à moins d’être pris d’un irréprésible de manger coréen ; pourquoi pas remarque… Mais ça nous a donné l’occasion de prendre un rickshaw bollywoodien, qui poussait des « Oh ! » et des « Coooow ! » à chaque fois qu’il voyait une vache. On s’est fendu la poire pendant tout le trajet !

IMG_1648Nous passons la matinée au « Gem Past Hotel », puis nous allons déjeuner chez Monica, notre cantoche à Jaisalmer, avant notre Camel Safari in The Desert. Nous sommes seuls avec Anjana, une Indienne de Bangalore et notre chauffeur, Mr Soda. Après une heure de Jeep dans le désert du Thar, qui est plutôt une steppe à cette période de l’année, nous retrouvons nos deux Camel Men, et nos montures à bosse : Mickaël pour David, Mr Goma pour Maé, Mr India pour Moi, et… Marco pour Pablo (Marco, si tu nous regardes…) ! Au bout d’une heure à califourchon à surfer sur la bosse, nous sommes descendus, les jambes arquées, mais heureux !

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Là, les dunes exhibent leur formes généreuses aux rayons du soleil couchant ; nous nous y laissons glisser, rouler, nous les caressons de nos mains et de nos pieds nus, en laissant couler le sable fin entre nos doigts, une fois, dix fois, cent fois…en repoussant, de-ci, de-là des scarabées made in Starship Trooper… Nous entendons juste les clochettes de Marco & Co, qui broutent aux pieds des dunes. Le soleil s’évanouit doucement, laissant la place au crépuscule. Mr Soda nous emmène alors à 2-3 kms de là, voir un spectacle musique et danse en plein air, purement Rajasthani – qui, pour être véritable, doit se dérouler sous une nuée de criquets albinos en folie, sinon c’est du streaming… Mais sinon, les musiciens étaient vraiment bons, même si on aurait pu faire un peu plus court ! Allez, avant de partir, il serait bon d’aller au petit coin avant la nuit dans le désert. Mais ma traversée du désert, à moi, c’est de parcourir, tête baissée, les 15 mètres qui me séparent du lieu dit, sur lesquels les criquets ont formé un joli tapis blanc, sans compté leurs amis volant-sautant ; on aurait dit qu’on jetait des grains de riz, voire des sushis à mon passage… J’ouvre la porte, enfin, elle est là, et derrière… il neige des criquets, mais c’est la tempête, façon congère ! Je préfère les scarabées… Nous rentrons à nos dunes, Mr Soda et nos camel boys nous installent nos couches, là, sous un tapis d’étoiles. A chaque étoile filante, nous formulons de nouveaux vœux, attendant la prochaine jusqu’à ce que les yeux ne puissent plus lutter.

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Nous nous réveillons peu avant le soleil, nous l’attendons même un peu. Nous profitons encore un peu de lui, des dunes et du silence autour d’un tchai tea préparé au feu de bois, puis nous retrouvons nos dromadaires, pour rentrer à Jaisalmer. L’organisateur du safari nous prête une chambre pour prendre une bonne douche. Plus tard, nous prenons le train de nuit qui nous ramène vers Delhi.

La nuit sera bonne, cahin-caha… IMG_1749A l’approche de Delhi, les bidonvilles qui longent les voies ferrées donnent le vertige. A croire que tout ce que nous avions vu jusque-là n’était qu’un aperçu. L’esprit se brouille. Après 18 heures de train, nous retrouvons Shaadi qui nous dépose à la ghesthouse. Chacun vaque à ses occupations, avant le départ pour la Birmanie demain. Mais ça, c’est une autre histoire.

De Delhi à Bundi (10 jours)

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Arrivés à New Delhi, nous faisons connaissance de Shaadi, notre chauffeur pour ces 3 semaines au Rajasthan. Sous son beau turban coloré se cache un homme discret, que nous allons apprendre à connaître. Il nous dépose à l’hôtel et comme la journée est bien entamée, nous allons juste faire un tour dans le bazar de Karol Bagh, qui est à quelques minutes à pieds de notre hôtel.  Les ruelles sont surchargées de piétons, de rickshaws, de motos, de voitures, de chiens errants, au point qu’à un croisement, l’étranglement est tel que plus rien ne bouge, même les passants ont du mal à se frayer un chemin… seule subsiste la cacophonie des klaxons, au point que deux hommes se plantent au milieu pour faire la circulation et désagréger le bouchon. La rue du bazar est aussi surchargée , une marée humaine se tortille dans tous les sens dans un corps à corps inévitable. Whaou! On lutte 2-3 fois contre des gars qui essayent de nous traîner dans leur boutique en faisant valoir que le bazar est dangereux, ils ont tous le même discours bien huilé. Nous continuons notre ballade – ou bagarre, on se sait plus – avant de prendre la tangente pour essayer de s’extirper de la fourmilière. Arrivée à Delhi réussie et journée d’intégration terminée.

Le lendemain, on part pour une découverte plus culturelle de Delhi, en voiture avec Shaadi. Sûr que la visite est plus sereine, mais la ville reste extravagante dans tous ses aspects. La misère, qui a élu domicile sous l’interminable pont du métro, le bruit, la foule, l’enfilade infinie des échoppes et marchands en tout genre, les fruits et les légumes qui colorent les rues, les saris des femmes, les odeurs de pisse et d’épices… tableau anarchique de 17 millions d’humains dans cette ville tentaculaire que nos yeux incrédules balayent obstinément. 

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Avec ce décor en toile de fond, et les jambes recouvertes d’un longyi, nous allons visiter la Mosquée de Delhi (Jama Masjid) la plus grande d’Inde. Une merveille. Une famille d’Indiens me demande de les prendre en photos et de toucher la petite dernière. Puis, le père revient vers Maé un peu plus tard pour qu’elle la touche à son tour et que je les prenne en photo toutes les deux. Pendant ce temps, David est en train est en train de se faire convertir par quelques jeunes et fervents musulmans.

265Puis nous nous baladons à l’extérieur du Fort rouge, déjà très beau, l’intérieur du Fort d’Agra étant plus intéressant d’après Shaadi, qui nous emmène ensuite au Tombeau de Yumayun, un très beau mausolée Moghôl.  Ensuite, visite des quartiers coloniaux Anglais, le palais présidentiel, les ministères, et le mémorial de Gandhi. 273

Comme Shaadi est Sikh et que nous lui posons beaucoup de questions sur sa religion, il nous emmène dans un temple Sikh à Delhi, haut en couleurs… Une belle expérience que nous n’aurions peut-être pas tentée sans lui! Shaadi n’est jamais plus loquace que lorsqu’on lui parle religion! 306

Le lendemain on arrive à Agra, après de longues heures de route. L’état de l’Uttar Pradesh, un des plus pauvres, n’est pas franchement accueillant: pauvreté, saleté, bâtiments croulants, l’eau qui croupit partout…Mais c’est l’Inde, et un autre de ses nombreux visages. En arrivant à Agra, la misère est plus cinglante qu’ailleurs, c’est une réalité!

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Nous visitons le Fort Rouge, magnifique lui aussi. Pour finir la journée, nous allons admirer la face arrière du Taj Mahal, côté rivière, à l’heure où le soleil se couche et les moustiques se lèvent… Demain, réveil à l’aube pour visiter le  Taj Mahal. 

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À 6h, la queue de touristes est déjà longue!!! Pas très utile finalement de se lever si tôt, puisque tout le monde est déjà là. Le temps de passer les filtres de sécurité, une épopée, il n’y avait plus personne dans la file d’attente. (Pour info, c’est sûrement dans les guides mais nous ne l’avions pas, exit la nourriture, les livres et autres journaux, les lampes torches…)

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Le mausolée est une pure merveille, sans aucun doute, et si l’on arrive à faire abstraction de l’afflux de touristes…C’est le prix à payer pour voir ces monuments d’exception! Et même s’il n’a pas suscité l’émotion espérée, il faut bien admettre que ce colosse de marbre blanc est d’une grande beauté! Et la lumière qui s’en dégage est unique.

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Après cette visite matinale, nous prenons la route pour Jaipur, via Fathepur Sikri, la capitale de l’Empire Moghol au XVIème siècle. Nous avons adoré ce site. Le palais et la mosquée sont magnifiques et ça reste à ce jour un de mes lieux préférés au Rajasthan.

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Après cette belle visite avec un jeune guide aux yeux de biche et les dents rougies par le bétel, nous avons dû lutter ferme pour décliner les sollicitations plus qu’insistantes des vendeurs ambulants qui nous attendaient à la sortie… Heureusement que les sourires de quelques gamines réclamant stylo et shampoing  sont arrivés à point nommé.

Toujours sur le chemin de Jaipur, nous nous sommes arrêtés à Abhaneri pour voir un superbe baori, un puits en escalier qui permettait de descendre au niveau de l’eau, plus ou moins haut selon les saisons. C’est assez hallucinant comme ouvrage.

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Le site conserve aussi de nombreux sous-bassements du temple Hindou voisin qui a été pillé par les Moghols au IXème siècle. Ce petit temple, bien qu’abîmé, est un petit bijou.

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Le lendemain nous visitons le Fort d’Amber (ancien nom de la ville de Jaipur). Encore un lieu très important pour les Hindous qui se pressent ici en masse. Il faut dire que nous sommes à quelques jours de la grande fête de Dussehra, et on sent monter l’effervescence partout où nous passons. Nous nous perdons dans les dédales du fort; encore un bon moment en famille. Les enfants n’ont jamais été aussi épanouis en voyage…

 

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Ensuite, nous avons visité le City Palace de Jaipur (bof…) et dejeuné dans un « boui-boui » (dixit Shaadi) de bonne facture. On aurait aimé déambulé un peu plus dans la ville, le bazar, les quartiers populaires de la ville rose…

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Arrivés à Pushkar le lendemain, nous n’avons pas eu le temps de faire grand chose. Visite du temple de Brama, et rituel hindou au bord du lac en répétant les mots magiques de notre « gourou ». Ensuite nous retrouvons Shaadi pour la fête de Dussehra, cérémonie pendant laquelle on brûle d’immenses statues de papier à l’effigie du démon Ravana. Nous n’avons pas eu de coup de coeur pour Pushkar.

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Le jour suivant, nous avons rejoint Bundi via Ajmer et sa  mosquée. Un vendredi, la rue principale était archi-bondée, comme la mosquée elle-même, et nous n’avons pas trop compris l’intérêt de cette visite. Sans parler du nombre d’estropiés que nous avons vus ce jour-là dans les rues de la ville, c’était dur!

L’arrivée à Bundi a été comme une bouffée d’air frais. Entourée de 3 lacs, il règne ici un calme certain comparé à tout ce que nous avons vu jusque-là. Rien d’autre à faire que de déambuler dans les ruelles de ce gros village et de visiter l’ancien palais encerclé par le fort.

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Le site est très abîmé, mais nous avons adoré cette ballade avec David. Nous avons laissé les enfants souffler un peu ce jour-là, puis David est allé se faire couper les douilles chez le coiffeur du coin, il est rentré tout sourire, avec de nouveaux copains, et un massage du crâne en prime… Moi, j’ai copiné avec  un des artistes- peintre de village, puis nous avons pris un cours de cuisine qui n’en avait que le nom, mais c’était pas mal même si nous n’avons pas touché un couteau. Nous avons aussi rencontré 3 femmes françaises bien sympas avec qui nous avons dîner le soir. Le reste, nous l’avons consacré à rattraper le travail en retard, faire un peu de lessive, et profiter ce cette pause salvatrice. We love Bundi.

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8 jours dans le Kerala: Fort Cochin, Thekkady, Allepey

Chinese fishing Nets

Nous avons passé une bien belle semaine dans le sud de l’Inde, avec une bonne dose de dépaysement. Juste le temps qu’il fallait pour trouver quelques repères dans cet immense pays aux multiples visages, où nous nous sommes pourtant sentis tout de suite bien… Les enfants s’attendaient à « autre chose », mais ils se sont très vite acclimatés, et nous les avons sentis très détendus.

Le lavoir

Fort Cochin -où nous avons choisi de poser les sacs à dos- est le quartier tranquille et verdoyant de Cochin, situé sur une presqu’île, même si le mot tranquille n’a pas tout a fait la même résonance ici… En fait, ce qui résonne surtout, c’est le concert permanent des klaxons, qui rythme notre quotidien à présent.

Ballades à pieds ou en rickshaw, fabriques d’épices, petites échoppes, lavoir, Chinese fishing nets (ces filets de pêche installés sur le bras de mer) ont tranquillement remplis ces deux journées qui nous ont ouvert l’appétit pour le reste de notre séjour en Inde.

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Séchage du gingembre

Nous avons ensuite filé à l’est -6 heures pour parcourir 170 kms de route montagneuse- direction Thekkady, dans le Parc National de Periyar. Outre le temps de trajet qui peut paraître cahuzesque, on pourrait disserter sur la conduite en Inde, mais on ne voudrait pas que nos parents s’inquiètent…Qu’ils se rassurent: à 30 km/h, on travaille un peu les abdos fessiers, à la limite, mais pas plus. Heureusement que la route entre Cochin est Thekkady est magnifique…

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Periyar National Park

La région est très vallonnée, et la végétation tropicale, idéale pour profiter de la nature, des plantations d’épices, des cascades et des éléphants… Ben oui, on est des touristes quand même! Notre « safari » en 4X4 nous a même offert la chance incroyable de voir 2 singes et quelques poules sauvages…

Mais la mention spéciale va sans conteste à notre massage Ayurvédique: 2 heures de massage à l’huile, nus comme des vers en string de papier, avant de passer à la machine à vapeur, pour déboucher les pores, et vider le trop plein d’huile… On est ressorti brillants comme des beignets! Seul Pablo ne s’est pas laissé tenter par l’aventure…Ah bon???

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Backwaters

 

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Puis, on est partis sur Allepey et ses backwaters. Notre homestay était tellement bien situé et agréable (merci Cathy pour ce bon plan!) que nous avons préféré rester dormir à l’hôtel plutôt que de louer un houseboat (péniche locale) pour la nuit. Par l’intermédiaire de l’hôtel, nous avons pu profiter d’une matinée de ballade  sur les backwaters, en bateau privatif, au lever du jour, ce qui était idéal.

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Regarder les Indiens vivre le long de ces canaux, faire leur toilette, leur vaisselle, laver leur linge au bord de l’eau, voir les enfants en uniforme courir sur les berges pour ne pas rater le bateau qui les mènent à l’école, est un voyage dans le voyage, dans lequel on se laisse emporter au rythme lent de la navigation.

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Pour le reste de cette escale, nous sommes allés gribouiller dans le sable de la grande plage de Marari. Il n’y avait personne ou presque, l’eau était vraiment chaude, mais les courants semblaient forts et les maillots étant restés à l’hôtel, nous n’avons pas pu nous baigner.

222Le moment n’en était pas moins extra, et les enfants se sont régalés. Et nous avons fini la journée sur une autre plage, Allepey Beach, où les Indiens aiment se retrouver pour le coucher de soleil. Le hasard a fait qu’un tournage avait lieu sur la plage. C’était excellent de voir l’acteur danser pieds nus dans l’eau, façon Bollywood, tout en chantant en playback devant quelques poignées de curieux!

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Voilà à quoi ressemble cette semaine dans le Kerala. Nous avons vraiment aimé cette partie de l’Inde, les gens sont très accueillants ici, la nature est généreuse et belle et c’était un préambule parfait pour le reste de l’Inde, une bonne manière de prendre quelques repères, avant de rejoindre New Delhi et ses 17 millions d’habitants, de traverser l’Uttar Pradesh et d’arpenter le Rajasthan. Mais ça c’est une autre histoire…

Décollage pas immédiat et arrivée bien méritée…

 
Ayé, nous y voilà! Ça aura été fatiguant et plein de contre-temps, et nous apprenons déjà la patience… D’abord le train pour Paris a été supprimé, puis le jour J, nous n’étions pas sur la liste des passagers pour Cochin via Doha… L’agence a quand même démêlé l’affaire, ce qui nous a permis de passer la nuit à Doha (petite réminiscence saoudienne pour moi:-)), et de faire un petite tour en « ville » le lendemain avant de prendre le vol pour Kochi. Nous sommes finalement arrivés à 3:30 du matin et sortis de l’aéroport à 5:00, puis nous avons roulé une bonne heure sous des trombes d’eau en zigzagant au milieu de l’armada de camions du chantier du métro de Cochin. Les éclairs projetant sur un boulevard d’échafaudages, la pluie qui tambourine sur la voiture, tout ressemblait à une pure mise en scène . Et puis les rues de Fort Kochi se sont révélées peu à peu, à mesure que  le jour se levait, tout en douceur…juste avant la tempête humaine…C’est comme ça que l’Inde nous a accueillis, à moins qu’elle ne nous ait cueillis, comme par magie, là où ne nous l’attendions pas. Sans le savoir nous étions déjà séduits !

Décollage immédiat

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A quelques heures du départ, du grand saut, de la belle aventure, nous sommes heureux… Le ciel est triste pourtant, à l’instar de quelques personnes chères à nos cœurs que nous laissons derrière nous, non sans peine… Mais le Jour J est enfin là, après 6 petits mois de préparation, d’organisation, de démarches en tout genre, 6 longs mois pendant lesquels toutes sortes de sentiments nous ont traversé. Tout est passé comme un éclair, mais nous y voilà enfin, parés pour ce merveilleux voyage.

Nous avons cédé les clés de la maison du bonheur, mis notre vie en containers et nous avons tourné une grande et belle page de notre histoire familiale.

Nous entamons un nouveau chapitre, impatients d’en découvrir les détails, mais résolus à ralentir le courant pour savourer chaque page. Nos coquilles sur le dos, nous voilà partis pour une grande et belle parenthèse, de laquelle nous reviendrons inévitablement changés. Nous allons arpenter bien des chemins, et chacun de nous fera le sien, mais toujours les deux pieds sur la Terre…et la main dans la main.

Décollage immédiat pour l’Inde le 7 octobre 2015. Puis suivront la Birmanie, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, la Chine et Hong-Kong, les Philippines, l’Indonésie, la Nouvelle-Zélande, la Polynésie et l’Ile de Pâques, le Chili, la Bolivie, le Pérou, l’Argentine et le Brésil, et retour au bercail en juillet 2016…

En espérant vous faire voyager un peu…

Yalla !