Brésil: d’Iguaçu à Rio de Janeiro

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Dernière étape du voyage: le Brésil. Il arrive un peu tard puisque nous avons atterri il  a déjà 15 jours, mais c’est peut-être le moyen de voyager encore un peu. Et puis les Jeux Olympiques de Rio commencent demain, alors… Ces deux semaines brésiliennes sont passées bien vite, mais cela aura suffit pour avoir un vrai coup de coeur pour ce pays. Ca s’est passé comme ça:

Nous passons la frontière brésilienne depuis Puerto Iguazu, côté argentin, en taxi (une simple formalité, le chauffeur de taxi s’en occupe pour nous et nous ne descendons même pas de voiture!) et nous cherchons à louer une voiture du côté de l’aéroport et ça prendra un certain temps. Nous réservons finalement pour le lendemain et rejoignons notre hôtel à Foz do Iguaçu, beaucoup plus grande et construite que sa voisine Argentine, Puerto Iguazu. Nous prenons nos premiers repères au Brésil, notamment avec la langue , et très franchement, on ne pipe pas grand chose pour le moment. Nous voyons sur la télé de la réception de l’hôtel, le deuxième but de Griezmann contre l’Irlande. Ça nous met en appétit, et nous allons déjeuner dans notre premier restaurant Ao Kilo, au kilo donc, qui propose de grands buffets à volonté. On se sert, on fait peser son assiette, et on paye au poids, tout ça pour une poignée de reais. La journée est bien entamée et c’est un peu court pour visiter les chutes d’Iguaçu côté brésilien, alors nous faisons l’impasse, même si ce côté-là vaut le détour aussi! Du coup, nous nous consolons en allant regarder la finale de la coupe America (Argentine-Chili) dans un bar sur écran géant, mais malheureusement le match ne sera pas à la hauteur de l’enjeu, et la victoire du Chili aux tirs au but ne déchaînera pas les passions. Allez, au plumeau.

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Nous récupérons la voiture et nous mettons en route pour 9 longues heures jusqu’à Curitiba, une grande ville étudiante. Nous passons 3 nuits ici. Nous visitons le beau et grand marché central installé dans des halles anciennes, puis le jardin botanique pour une pause verte dans cette grande ville, mais le jardin est assez décevant.

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Les jours suivants, nous allons passer une journée dans la serra da Graciosa en train pour rejoindre le joli village de Morretes, où nous goûtons la spécialité locale: le barreado, un plat de viande cuit dans une cocotte en terre pendant plus de 12 heures, dont la sauce est liée avec de la farine de manioc et le tout servi avec du riz et de la banane cuite. C’est pas le Pérou… mais ça a l’intérêt de la nouveauté.

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Petite ballade dans ce minuscule village en bord de rivière, avant un retour en bus. Les paysages sont très beaux dans une végétation exubérante. Nous reprenons la route jusqu’à Saõ Paulo (7 heures), rendons la voiture à l’agence de location et rejoignons notre hôtel dans le centre en taxi. Saõ Paulo, c’est 20 millions d’âmes, 2 fois plus qu’à Rio et la ville est énorme! Nous sommes dans le quartier de Villa Mariana, résidentiel et plein de petits restaurants (assez chers…). Même si ici, tous les hôtels sont fermés par défaut. Il faut sonner pour entrer. Nous visiterons la fameuse avenue Paulista, les Champs-Elysées paulistes, qui traverse un quartier d’affaires et de commerces au pied des tours de verre. Puis nous allons plonger dans le centro, beaucoup plus populaire avec son beau marché central dans les halles.

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Le quartier grouille de monde, de marchands ambulants, et on est loin des quartiers d’affaires de l‘avenida Paulista. Nous marchons encore un peu jusqu’à la Cathédrale, pour faire plaisir aux enfants :-(.

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Le lendemain, David et moi partons marcher dans le grand parc d’Ibirapuera, où les paulistes affluent le week-end pour faire du roller, du vélo, du jogging au bord du lac, c’est super agréable!

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Nous allons déjeuner d’une feijoada, à mi-chemin entre le cassoulet et la potée, un plat bien léger quoi! Mais bon, c’est important de goûter les spécialités locales, non? Nous voilà parés pour le match Allemagne-Italie. À croire que ce plat roboratif a porté chance à nos voisins teutons.

Au lendemain d’un dîner plus léger accompagné d’une caipirinha, nous prenons un taxi pour rejoindre la gare routière. Mais Denis, le chauffeur, nous propose de nous conduire lui-même à Paraty, en 4 heures au lieu de 6, pour un prix un peu plus cher, certes… Mais nous ne le regretterons pas, car ça nous permis de bien discuter avec lui, un gars très gentil, et de rentrer en contact à travers lui avec le pays, car ici la langue est parfois un frein, et il faut du temps pour se comprendre. Encore une belle rencontre, merci Denis.

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Nous passons 3 nuits à Paraty, à déambuler dans la vieille ville historique et coloniale, toute blanche et  aux portes colorées, les rues pavées de gros galets bien ronds qui nous donnent l’impression de l’être aussi!! Nous mangeons sur le pouce, en terrasse, sur les tables qui dodelinent sur les pavés, en face de la place. Il y a un monde fou en ce dimanche. Et la place se transforme en piste de danse. Au début, on croit qu’il a y 2-3 gars qui dansent le hip-hop pour se faire 3 sous, mais en s’approchant on comprend que tout le monde y va de sa petite démonstration. C’est génial! Dans le demi cercle des spectateurs, les moins timides se lancent, du grand-père à l’adolescent trisomique qui fait tourner son T-shirt au-dessus de sa tête, sous les applaudissements et les cris de joie! On assiste à la scène, fascinés, en se demandant qui sera le prochain. Et puis peu à peu, la musique se fait plus locale, plus tropicale et tout le monde se met à danser la samba, deux par deux, en changeant de partenaire à chaque morceau. Tout le monde rit et à l’air heureux, et c’est contagieux. L’âme du Brésil commence à se révéler à nous!

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Aujourd’hui, nous prenons un collectivo pour aller voir l’une des superbes plages de Trindade, à quelques kilomètres de Paraty. On déjeune sur la plage de Cepilho, magnifique. On profite de l’après-midi ici, c’est tellement beau, même si l’eau est encore un peu fraîche pour la baignade.

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Nous ferons aussi un dîner à deux avec David, en écoutant un duo de musiciens qui nous joue des airs de bossa-nova magnifiques. C’est à la fois rythmé et mélancolique, suave et entraînant. On adore. Quelle belle escale que Paraty, avant de rejoindre Ilha Grande, avant-dernière étape de notre voyage… Le décompte est bel et bien engagé, alors faut pas traîner!

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Après bus et bateau (2h + 30 min) nous arrivons sur la belle Ilha Grande pour 3 nuits. Ici, pas de voiture, juste les bateaux et nos pieds pour découvrir cette île préservée du tourisme de masse, qui est restée coupée du monde jusqu’en 1994, car elle abritait une prison. Aujourd’hui elle est protégée et a gardé son côté sauvage. Il y a plein de plages paradisiaques accessibles en bateau et une douzaine de sentiers de randonnées pour découvrir l’île. Nous avons fait celle qui mène à l’une des plages les plus fameuses de l’île: Lopez Mendes.

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Pour y arriver, il faut marcher 2h dans la forêt tropicale, et traverser 2 plages ( Praia Palmas et Praia Pouso où nous déjeunons sur une petite barge, notre meilleur repas du Brésil!).

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Puis nous poursuivons jusqu’à Lopez Mendes, où la marée est haute à cette heure-ci et la mer a grignoté toute la plage. En arrivant, on entend de loin, dans la montagne, les vagues qui claquent. Il y a de gros rouleaux et les courants sont forts, au point qu’un baleineau s’est échoué sur le rivage la veille. Nous ne savons pas s’il est arrivé ici vivant ou non, mais c’est un bien triste spectacle, surtout que nous avions déjà vu deux tortues de mer échouées sur la plage de Cepilho… Puis nous somme rentrés à Abraao, le village principal d’Ilha Grande en bateau taxi.

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Nous n’avons pas fait le tour de l’île en bateau, en quête des superbes plages, car nous avons eu une journée de vent et de grisaille, mais c’était sans doute pour que nous puissions encourager l’équipe de France qui s’est qualifiée pour la finale! Allez les Bleus, faites-nous rêver! Bon, en fait, c’est pas toujours facile d’être supporter français ici au Brésil, ils ont toujours pas digérer la défaite de 1998, et il se dit même ici qu’on aurait acheté le match! Voyez un peu… Enfin, on a encore passé de très bons moments à Ilha Grande, où nous sommes tous d’accord pour dire qu’il en faudrait peu pour décider de poser ses valises ici quelques temps. Mais là, Rio nous attend, alors les valises, on les posera plus tard, et bien assez tôt d’ailleurs.

Nous reprenons le bateau et le bus dans l’autre sens, direction Rio de Janeiro, Copacabana, le Corcovado, et les fesses brésiliennes… les mecs sont ravis !

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Nous passons nos 6 dernières nuits ici à Rio, 3 dans le quartier de Santa Teresa qui surplombe la baie, puis les 3 dernières nuits à Copacabana, pour finir sur une note « sol y playa ». Axel, le propriétaire de la guesthouse de Santa Teresa est amoureux de sa ville et ça se sent. Il nous donne pas mal de bons conseils. Grâce à lui, nous arpentons les rues animées de Santa Teresa le week-end.

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Puis nous allons voir les célèbres escaliers de Lapa, décorés pendant plus de 20 ans par un artiste chilien habitant du quartier.

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Et le soir, nous nous réchauffons les esgourdes dans un bar musical du quartier festif de Lapa, à la recherche de la jupe la plus courte de la soirée: la concurrence est rude, mais ici, c’est une culture, et peu importe la morphologie. Les musiciens jouent leurs rythmes endiablés et les cariocas se déhanchent irrésistiblement.

Aujourd’hui, nous sommes dimanche alors nous faisons la tournée des marchés: alimentaire puis artisanal, avant de faire la connaissance de Copacabana.

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Qu’elle est grande, qu’elle est belle cette plage: on s’y baigne, on y bronze, on y joue au foot, au beach volley, on y expose de œuvres en sable, on vient montrer ses formes, et sur la promenade, fermée à la circulation le dimanche, on roule à vélo ou à roller, on marche, on court, on profite de la vie, du soleil et de la mer. Nous remontons jusqu’à Ipanema, peut-être plus belle encore, avant d’aller déjeuner dans un café pour voir la finale de Portugal-France. Mais la suite vous la connaissez, et notre déception est d’autant plus grande que tous les Brésiliens supportent le Portugal! On se sent bien seuls mais c’est le sport!

Il fait grand beau en ce lundi, alors on en profite pour aller visiter le Corcovado et le Christ Rédempteur. Nous descendons à pied la favela en haut de laquelle se trouve la guesthouse. Mais en arrivant en bas, David se fait alpaguer par 4 gars qui en veulent à son téléphone. Je suis un peu plus bas avec les enfants mais je comprends qu’il se passe un truc. En fait, David a fait des photos et ça dans la favela, c’est pas possible, alors après discussion en portugnol  et constatation qu’il n’y avait personne sur les images tout s’arrange avec le sourire ! on reprend notre route, mais sur le coup, on ne fait pas les malins.

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Sur le conseil d’Axel, nous prenons le sentier pédestre qui part du Parque Lage plutôt que le train pour monter au Corcovado. Ça grimpe paraît-il! En fait, ce sera et de loin, la marche la plus difficile pour moi depuis le début du voyage. C’est très raide par endroit, il faut s’accrocher aux racines des arbres pour monter, et s’aider de chaînes à un moment. Mais il faut reconnaître que c’est super de traverser cette forêt urbaine, et de profiter le long de la voie ferrée d’une vue imprenable rien que pour nous.

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Parce que sur la plateforme du Christ, on est pas vraiment seul, et c’est avec le Taj Mahal le deuxième  temple du selfie… Le site est impressionnant, et la vue sur Rio est incroyable.

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Nous redescendons en train après un déjeuner là-haut. En fin d’après-midi, et toujours sur les conseils d’Axel, nous allons au Samba do Trabalhor, cette samba a lieu les lundis soir jusqu’à 22h, et les cariocas vont chanter et danser une dernière fois en attendant avec impatience le week-end suivant . Il y a un monde pas possible, et les gens boivent un verre ensemble en se trémoussant discrètement. Les plus férus sont collés à la table principale où jouent les musiciens, et chantent à tue-tête les airs de la star locale Moacyr Luz. Il y une superbe ambiance, même si ça n’est pas le genre d’endroit que les enfants adorent.  Le soir nous allons dîner dans un vieux bar, le Bar do Gomez à Santa Teresa à grignoter des petiscos, les tapas brésiliennes, en dégustant de la cachaça… Le TOP !

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Aujourd’hui, nous déménageons pour Copacabana puis nous allons visiter le Pain de sucre avec le téléphérique, il faut dire que là il faudrait escalader si on voulait y aller à pied ! La vue est différente de celle du Corcovado, et sûrement plus belle mais de nombreux points de vue sont en travaux, pour les JO probablement. Du coup, c’est un peu dommage mais c’est quand même merveilleux! La baie de Rio est un vrai bijou.

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Le lendemain, nous arpentons le Centro, le cœur de Rio, où il y a là encore beaucoup de travaux, et aussi quelques bâtiments anciens.

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Puis nous allons boire un verre avec David au bord de la plage, en regardant les férus de sport échauffer leurs muscles luisants. Les femmes ne sont pas en reste et à la tombée de la nuit, la plage et ses abords se transforment en salle de gym! On se régale de ce spectacle, au son de la musique omniprésente à Rio. Puis notre dernière journée sera consacrée à un peu de shopping avant d’apprendre que l’horreur a encore frappé la France. Nous sommes assommés par cette nouvelle, et le retour de demain prend un goût très amer… Nous essayons de passer une dernière soirée en profitant de l’instant, mais le cœur n’y est plus. Nous savons que la France a changé depuis notre départ, et l’actualité nous le rappelle encore une fois. Nous avons été préservés de tout ça pendant cette grande et belle parenthèse, maintenant il nous faut l’affronter, non sans appréhension. Mais le bonheur de retrouver nos amis et notre famille est plus fort que nos craintes. Alors viva la vida!

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Voilà, c’est sur ce merveilleux pays que nous avons mis le mot fin à 9 mois de découverte, de paysages merveilleux, de peuples attachants et d’une myriade d’instants magiques qui sont passés comme une pluie d’étoiles filantes… Il nous faut maintenant redescendre sur Terre, la tête encore pleine de toutes ces évasions, que nous allons maintenant pouvoir digérer… C’est une autre phase qui commence, celle du retour, où nous surfons entre le bonheur d’être ici et la nostalgie de ne plus être ailleurs… Mais ça, c’est une autre histoire que nous vous conterons peut-être, quand la mer sera plus calme…

Pérou: 2 semaines, en terre Inca

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Nous arrivons à Puno dans l’après-midi, après les rituels passages de frontières. En route, nous longeons le lac Titicaca, et si les paysages contrastent peu avec ceux de la Bolivie, on sent déjà  quelques changements, encore discrets. Notre escale à Puno nous permet tout juste de prendre une bonne douche chaude, de se faire une bonne bouffe, l’occasion pour David de goûter le « cuy » (je vous laisse voir pour la prononciation…),  une spécialité locale qui n’est autre que du cochon d’Inde (pardon Brigitte Bardot mais en bons gastronomes que nous sommes, nous nous devons d’y goûter!). Les Péruviens en raffolent, et c’est ici un mets de choix, qu’on réserve aux grandes occasions.  

A 6:30, tout le monde debout pour prendre un bus tout confort pour Cusco. 7 heures de route à moitié allongés à se délecter des paysages incroyables. Au milieu des montagnes baignées par le même ciel bleu qui nous accompagne depuis le Chili, des petits villages en adobe bien vivants bordent la route. Partout des élevages de lamas, de vaches, de moutons, qui vont boire dans le rio qui baigne la vallée. On sent la vie ici, dans un cadre merveilleux, et c’est un pur bonheur de voir défiler la toile de la vie péruvienne. Ce pays, que David et moi rêvions de visiter depuis toujours, est là, sous nos pieds, devant nos yeux, et par moment, j’ai du mal à y croire!

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Dès notre arrivée à Cusco, nous trouvons la ville très jolie. Nous passons nos deux premiers jours ici à égrainer les agences de voyages pour comparer un peu les tours vers le Machu Picchu, qui s’avèrent ou très chers en train ou un peu compliqués dans la formule plus économique: 6-7 de bus jusqu’à Hidroelectrica, puis 2:30 de marche jusqu’à Aguas Calientes. Le lendemain à 4:30, 1:30 de marche jusqu’au site du Machu Picchu, et bis repetita dans l’autre sens. Nous choisissons bien sûr la deuxième option, parce que 230 $/ personne en train, ça va pas être possible… On savait que c’était cher, mais on avait pas imaginé ça quand même….

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Pour le reste , on bosse, on bosse, parce que la dead line pour le rendu des devoirs arrive à grands pas, et on se balade dans cette ville très agréable, avec visite de la cathédrale sur la Plaza de Armas, et du couvent de la Merced. Le centre historique de cette ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco est touristique, mais c’est quand même une des villes les plus agréables que nous ayons fait jusque-là. Et c’est sans compter que le Pérou regorge de bonnes tables, et vous imaginez bien qu’on ne s’en est pas privés… Après 3 nuits à Cusco, nous prenons le bus pour le Machu Picchu, un des hauts lieux de notre voyage.  Le trajet en minibus est long, très long (7 heures!) même si le chauffeur bombarde! À la deuxième pause pipi, impossible d’ouvrir la porte coulissante… Ça prendra finalement 10 minutes et c’est pas très rassurant. Puis on emprunte une piste caillouteuse et en lacets. On somnole un peu mais quand on ouvre les yeux, on découvre que la piste est à flanc de montagne, avec le vide pour seul décor et un coup de klaxon à chaque virage pour éviter le pire… Espérons que ça suffise! Nous arrivons entiers à Hidroelectrica, dernier village relié par la route avant Aguas Calientes, au pied du Machu Picchu. Pause déjeuner, avant de marcher pendant 2 heures, le long de la voie ferrée qui relie Aguas Calientes.

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La marche est pénible dans les gros cailloux  qui bordent les rails et on pense déjà au trajet retour qu’il faudra faire dans 2 jours! Nous arrivons finalement sur la place où nous attend notre guide…qui ne viendra jamais! Nous décidons de rejoindre seuls et un peu énervés, notre hôtel qui se trouve bien sûr tout en haut du village! À bout de souffle, nous arrivons dans un hôtel complètement en travaux, où on ne nous attend, mais alors, pas du tout! Là, il nous monte la boufaillisse!!! Après nous avoir donné deux chambres malgré tout, au milieu des pots de peinture, un des employés en bleu de travail, nous conseille quand même de changer d’hôtel… Bref… On se retrouve finalement dans un hôtel tout proche. Les choses s’arrangent doucement, à force de coup de téléphone entre l’hôtel et l’agence de voyages qui nous a vendu ce tour vérolé!

Nous renonçons à monter au Machu Picchu à 4:30 du matin comme prévu, 6:00 ce sera bien assez tôt pour la grimpette de 2 heures, tout en escaliers! C’est raide, 2 heures d’escaliers à 6h du matin! Autant dire qu’avant même d’attaquer la visite du site, nous sommes déjà un peu usés…

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Nous commençons  la visite avec un groupe accompagné d’un (très bon) guide avant de continuer par nous-même. La cité est incroyable, même la tête dans les nuages, et le génie et le savoir-faire des Incas laisse rêveur. Quand au cadre vertigineux qui l’entoure, il y a de quoi s’émerveiller. Alors oui, le Machu Picchu, ça se mérite mais franchement, il n’a pas volé sa réputation mythique!

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Il y avait aussi la possibilité de faire encore un peu de grimpette à La Montana (2 heures d’escaliers, soit 1800 marches environ…), ou au Wayna Picchu (réservé aux plus téméraires, car réputé dangereux!) qui dominent le site pour des vues encore plus spectaculaires, mais nous on a trouvé ça très joli d’ici!!

Et puis, après une petite pause goûter, il faut déjà redescendre, pendant près de 2 heures, sur des genoux vermoulus, mais on rigole bien, la fatigue aidant… Voilà comment se passe l’excursion (ou l’expédition!?) au Machu Picchu, quand on a pas prévu de débourser près de 300 $ (oui, oui, dollars!) par personne pour voir cette petite merveille. Car c’est ce qu’il en coûte si vous prenez le train et le bus, plutôt que le bus et les pieds pour rejoindre le site! C’est le prix du confort ou du fort con… Nous repassons une nuit à Aguas Calientes (sinon, on pouvait aussi reprendre la route de la mort juste après avoir re-marché 2h30 sur la voie ferrée… mais non en fait)! Au lieu de quoi nous préférons nous détendre autour d’un pisco sour (le cocktail national) et d’une pizza au feu de bois! Le lendemain, nous nous promenons tranquillement dans les rues d’Aguas Calientes en attendant l’heure du départ… du train (on n’est pas fort cons mais un peu quand même)! Nous profitons d’un bon petit resto et nous sommes de retour à Cusco en début de soirée, où le gars de l’agence de voyages a eu la bonne idée (sur une suggestion de David…) de nous offrir le taxi, en guise de compensation… 

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Le reste de notre séjour cusqueño se déroule agréablement entre repos, bonnes tables, car le Pérou est un pays gastronomique, et excursions à la journée dans la vallée del Inca; en quad d’abord, entre les Salineras de Maras et les ruines incas de Moray. Nous avons roulé dans des paysages magnifiques, au milieu des cultures et de troupeaux souvent gardés par un petit gamin, avec la Cordillère à l’horizon.

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Moray Pisaq

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Puis,  le jour suivant, nous prenons un taxi à la journée. Nous apprenons pas mal de choses avec Francisco, le chauffeur adorable, entre Saqsaywaman, Pisaq, Urubamba (où nous déjeunons dans un très bon resto) et Ollantaytambo, toujours en quête de vestiges Incas. On ne vous fait pas un topo sur l’art inca de tailler la pierre, les images parlent d’elles-mêmes, mais je peux juste vous dire que lorsqu’on se retrouve face à ces blocs de pierre monstrueux qui peuvent compter plus de 10 angles, et qui s’emboîtent à la perfection, au point de ne pas pouvoir laisser passer une feuille de papier entre eux, on a du mal à comprendre la technique, on ne la comprend pas d’ailleurs, et encore moins que les Incas pouvaient passer leur vie à tailler et à polir la pierre. Dans la quête de la perfection, ils ont fait fort!

 Nous finissons dans le petit village de Chinchero où la population locale vit de son artisanat. Les femmes, en habits traditionnels, nous accueillent en chanson et en queshua, et nous ne résistons pas à la tentation d’acheter 2-3 souvenirs.

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Ollantaytambo

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Nous rentrons dans nos pénates avant notre vol encore très matinal pour Lima où nous passons 2 nuits, le temps de s’occuper de nos petites affaires, le blog et l’inscription des enfants qui viennent d’apprendre leur passage! Bravo, les loulous, vous avez rempli votre mission et de belle manière, parce que les conditions n’ont pas toujours été idéales!

Pour le reste, Lima est une ville immense dont nous avons peu profité, mais la mauvaise réputation qu’on lui fait ne nous a pas sauté aux yeux et nous avons même trouvé le centre assez agréable, pour le peu que nous en avons vu. 

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Ce matin, nouveau vol très matinal, qui a finalement  3h de retard, pour Buenos Aires. Le Pérou, c’est terminé. Nous avons beaucoup aimé sa culture, ses paysages, son peuple, et sa gastronomie, même si nous nous sommes contentés de rester sur les terres incas. Mais nous avons préféré privilégier une zone, pour l’explorer tranquillement, plutôt que de nous éparpiller, trop gourmands que nous sommes. En route pour Buenos Aires, le tango, les estancias et la pampa… Et joyeux anniversaire à Maé qui fêtait ce jour-là ses 13 ans!

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3 semaines en Bolivie: du Sud Lipez au Lac Titicaca

Coucou, les amis. Eh oui, le temps s’accélère et le rythme des publications aussi. Alors vous allez probablement recevoir de nos nouvelles un peu (trop?) souvent jusqu’à notre retour qui approche un peu (trop?) vite… La bonne nouvelle, c’est que la perspective de vous voir, ou à défaut de vous entendre, commence vraiment à nous filer la frite! L’autre, c’est qu’en attendant, vous allez devoir lire encore un peu… Et c’est un euphémisme pour l’article du jour… Parce que la Bolivie a été dense, à bien des égards, et l’article l’est aussi… Alors, installez-vous confortablement, mettez votre passe-montagne et votre masque à oxygène, et en route pour des paysages à couper le souffle!

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Le minibus vient nous chercher à 7:30. Nous passons la douane chilienne à San Pedro de Atacama et prenons la route jusqu’à la frontière bolivienne. Après les formalités d’usage, nous retrouvons notre guide et chauffeur de 4×4 pour les 3 jours à venir. Nous sommes déjà haut et le vent est glacial malgré le temps magnifique. Nous buvons un maté bien chaud et c’est parti pour l’aventure dans le sud et le nord Lipez, et le salar d’Uyuni, le plus grand salar du monde.

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Jour 1: nous découvrons les magnifiques lagunes boliviennes, Laguna Blanca et Verde, le désert Dali flanqué d’énormes pierres éjectées ici par une méga-éruption volcanique, Aguas Calientes, le geyser Sol de la Manana à 5000 m d’altitude (!) et la merveilleuse Laguna Colorada, ocre rouge, où broutent quelques lamas.

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Nous sommes à 4000 mètres d’altitude, dans l’altiplano bolivien, aussi merveilleux qu’hostile pour nos petits cœurs habitués à vivre au niveau de la mer. Les palpitants sont en mode sport, et les migraines sont tenaces. C’est le prix de l’acclimatation. Les feuilles de coca (non, non c’est pas de la drogue, juste une plante pleine de vertus, dont celle d’augmenter le taux de globules rouges, très utile quand on souffre du mal d’altitude) nous seront bien utiles… Nous intégrons notre refuge, et nous nous emmitouflons dans nos lits, sous 5 épaisseurs de couverture, pour résister au froid polaire qui règne dans le dortoir non chauffé. Heureusement, nos hôtes allument un petit poêle dans le réfectoire pendant le dîner, et ça, c’est carrément inespéré.

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Après une nuit en pointillés, nous retrouvons Arnoldo à 7:30 pour cette deuxième journée. Nous choisissons de partir du côté du nord Lipez et La Valle de Rocas  plutôt que de faire d’autres lagunes. Là aussi, les paysage sont incroyables!

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Et c’est un vrai dépaysement d’arriver, après avoir slalomé au pas, dans un dédale de roche, à l’endroit où se cache, derrière un décor de mousse et de petits rus gelés, la superbe Laguna Misteriosa, tout en harmonie. La roche, l’eau, les herbes hautes et dorées, les lamas qui paissent au loin, la famille canard qui barbote, le bleu du ciel, tout semble être fait pour nous donner à voir le tableau parfait. Nous sommes complètement sous le charme.

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C’est ici que nous pique-niquons d’un bon déjeuner préparé par Arnoldo. Malheureusement les enfants n’en profitent pas trop car l’altitude les a un peu détraqués et ils sont à plat aujourd’hui. Nous faisons d’ailleurs quelques détours pour trouver un médecin qui nous prescrit des remontants, car nous avons prévu de rester en altitude encore un moment, et le pouls des enfants à du mal à descendre en dessous de 130 pulsations au repos.

Nous regagnons notre hôtel en sel, du sol au plafond, où nous pouvons enfin prendre une douche. A l’heure du maté, nous rencontrons 5 jeunes voyageuses (1 Espagnole, 1 Française, 2 Suissesses et 1 Anglaise) avec qui nous causons un bon moment avant de dîner dans le noir, à cause d’une coupure de courant. De toute façon, le réveil est prévu à 4:30, alors tout le monde file au lit.  

Hôtel de sel

Il fait encore nuit lorsque nous remontons dans le 4×4 pour 1h30 de piste avant d’arriver au pied d’une petite île couverte de cactus, au milieu du Salar d’Uyuni. Nous grimpons jusqu’au sommet dans l’obscurité et dans le froid, le souffle court, pour profiter du lever de soleil. Le spectacle est magique, la lueur changeante sur cette étendue blanche, à perte de vue, ça ressemble à un rêve. C’est magnifique!

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En redescendant, un petit déjeuner nous attend, sur ce désert de sel. Nous reprenons notre route pour une séance photo au milieu du salar, d’une surface équivalente à deux départements français (12000 km2). Le sel craque sous nos pieds et on se sent seul au monde! Puis nous faisons une pause dans un « musée » de sel et dans le petit village de Colchani où s’arrêtent tous les tours pour déjeuner. Nous chinons dans les petites échoppes d’artisanat avant de manger et d’aller  visiter le cimetière des trains, abandonnés ici depuis plus de 70 ans. Petite séance photos avant de quitter Arnoldo et d’aller se poser à l’hôtel d’Uyuni pour la nuit. 

IMG_0113 IMG_0111 Cimetière de trains

Après une bonne nuit de repos et une matinée tranquille, nous prenons un bus pour Potosi, la ville de plus de 100 000 habitants le plus haute du monde, à 4100m d’altitude. Cœur fragile, s’abstenir. Ici, le souffle devient très court, et c’est sans compter que la ville est construite à flanc de colline et ça grimpe sec, sans parler des bus d’un autre âge qui crachent en permanence une fumée noire et épaisse, ce qui rend le peu d’air disponible irrespirable. Pour le reste c’est une ville qui pourrait être agréable…

IMG_0149 Potosi

Il y a ici, ce qui fût une des plus importantes mines d’argent du monde, que les Espagnols ont exploité sans relâche avant de repartir tranquillement, laissant les Boliviens s’assoir sur une fortune inestimable. Tout cet argent, qui convergeait vers l’Europe a permis à l’Espagne de mener grand train tout en essuyant ses dettes auprès des premières grandes banques européennes à coup de lingots. Ce qui a permis à ces grandes banques de financer la révolution industrielle en Europe, et de donner naissance  de l’économie moderne. On a bien du mal à imaginer les conditions dans lesquelles les Indigènes étaient contraints de travailler… Généralement, ils mouraient au bout de quelques mois, à cause des vapeurs de mercure nécessaire à l’extraction de l’argent. Et les mules qui faisaient tourner les roues pour plaquer le minerai ne duraient pas plus longtemps. Au total, ce sont 8 millions d’Indigènes (le mot « indien » est très péjoratif en Bolivie) qui sont morts dans cette ruée vers l’argent. Un véritable génocide. Nous avons choisi de ne pas visiter les mines, toujours en activité, mais la visite de la Maison de la Monnaie (Casa de la Moneda) est passionnante!

Le Cerro Rico

Puis nous avons visité la cathédrale de Potosi, avant de monter sur le clocher pour profiter d’une  belle vue sur la ville et le Cerro Rico (la « colline riche » autrement dit la mine). Pour le reste, nous l’avons joué tranquille, à marcher calmement dans les rues épuisantes, à regarder vivre les gens: les femmes vêtues de leur traditionnelles jupes plissés sur d’épais bas de laine, portant leur gros fardeaux de tissus multicolores sur leurs longues tresses noires. Les jeunes qui animent la place centrale, et les vieux à la peau aussi rude que le climat… Les Boliviens ne sont pas très souriants de prime abord, ils paraissent même renfrognés, mais dès qu’on s’adresse à eux, et qu’on brise un peu la glace, ils changent complètement d’attitude et deviennent adorables, serviables, souriants… 

Nous reprenons la route pour Sucre, la capitale constitutionnelle. La belle ville coloniale est bien plus agréable que Potosi et moins haute aussi, ce qui rend les ballades un peu moins éprouvantes. Nous passons 4 jours ici, sans trop de programme, si ce n’est celui de ralentir un peu le rythme de nos pérégrinations et d’augmenter celui du travail… Et oui, la fin de l’année scolaire est déjà là! Sinon, nous montons à la Recoleta et sa place à arcades qui domine la ville, nous profitons du petit marché artisanal, avant de rejoindre Tarabuco, village réputé pour son marché du dimanche, où l’on trouve essentiellement de très beaux tissages colorés. Occasion rêvée de charger encore un peu les sacs à dos… Puis nous retrouvons Larissa et Mélanie, les 2 Suissesses rencontrées sur le Salar avec qui nous passons notre dernière soirée à Sucre. Très sympa! 

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Tarabuco

Le taxi déglingué vient nous chercher très tôt, et nous passons faire le plein à la station…de gaz! Autant dire que dans les côtes, on se demande si on va pas descendre pousser le tas de tôle.  Nous rejoignons La Paz en  avion. Nous survolons l’altiplano bolivien et la Cordillère Royale et ses sommets enneigés avant d’atterrir. En arrivant de l’aéroport, la ville construite à la verticale, à flanc de montagnes, est impressionnante. Pour le reste, pas grand chose à signaler, à par que nous essayons de comprendre comment  (et pourquoi) les Boliviens arrivent à vivre sans chauffage, parce que nous, on y arrive pas! Et des fois, on ferait bien un feu de camp avec le mobilier de la chambre! Parce que là, on est encore à plus de 3500 mètres d’altitude, alors il fait un peu frisquet sans chauffage! Au fait, si vous prévoyez de construire une maison, n’oubliez pas d’enterrer un fœtus de lama sur le terrain avant, ça vous apportera chance et bonheur, ma parole bolivienne…! La preuve!

IMG_0250 IMG_0251 La PazIMG_0260

Allez zou! En route pour Copacabana, au bord du lac Titicaca, côté bolivien, dans un bus glacial, que les merveilleux paysages ne parviendront pas à réchauffer! Et quand le lac apparaît, c’est une vraie merveille, aux eaux d’un bleu profond, nichée au milieu des montagnes altières de la Cordillère Royale. Au milieu flottent quelques îles, et par endroit, sans aucun relief à l’horizon, on dirait l’océan! Dans notre hôtel avec jolie vue sur le lac, nous lézardons au soleil dans nos chiliennes (ben oui…) pour emmagasiner la chaleur avant la nuit, parce ce que les grille-pain qui nous servent de chauffage risquent de ne pas nous aider beaucoup… Pas grave, notre peau commence à prendre l’aspect du cuir, et nos chaussettes en poil de lamas feront le reste.

IMG_0297 IMG_0289 IMG_0290 IMG_0305IMG_0318 IMG_0309 IMG_0323 Copacabana

Au matin, nous allons visiter la cathédrale avec David, puis nous allons faire un petit tour au bord de la « plage » en famille. C’est pas la grande forme aujourd’hui, l’altitude fait des siennes… On est encore à 3800 m d’altitude quand même!

Aujourd’hui, nous partons sur Isla del Sol, une île du Lac Titicaca. Après 2 heures d’une traversée en bateau au ralenti, nous arrivons sur l’île pour une marche de quelques heures sur le Sentier des Crètes avec des panoramas de toute beauté sur le lac et la Cordillère Royale à l’horizon. C’est superbe, mais la marche à 4000 mètres est encore une fois difficile. Nous trouvons un hôtel pour la nuit avec une terrasse sur le lac et une belle vue sur le coucher de soleil. Un peu plus tard nous nous endormons comme des masses.

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Ce matin nous reprenons un bateau pour Copacabana où nous prenons un bus pour Puno, un gros village au bord du lac Titicaca, côté péruvien cette fois. Notre séjour en Bolivie s’achève sur les superbes paysages du lac, et des images d’Indigènes aux longues tresses noires et chapeau melon, de lamas  et d’ânes, d’un peuple charmant pour peu que l’on casse un peu la glace. Mais déjà le Pérou nous attend.

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Chili 2 : San Pedro de Atacama

IMG_9785Nous passons la frontière entre l’Argentine et le Chili, au Paso de Jama, à plus de 4200 m d’altitude, après avoir fait fouiller la voiture et les sacs par la douane chilienne. Nous parcourons les hauts plateaux avec les montagnes à perte de vue, quelques volcans en toile de fond et les premières neiges, encore timides.

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La route, comme infinie, est à nous seuls et c’est à peine si nous avons croisé quelques véhicules depuis notre départ de Purmamarca, en Argentine. La végétation a presque complètement disparu et le vent, que plus rien ne freine, est cinglant. Nous longeons les lagunes altiplaniques posées au beau milieu de ces terres inhospitalières et splendides! On s’arrête toutes les 5 minutes pour faire « quelques » photos de ces paysages époustouflants, sous les souffles agacés des enfants…

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Nous descendons ainsi, tranquillement, vers San Pedro de Atacama que semble surveiller l’imposant Licancabur, au cône presque parfait. Quelle merveille, ce volcan!

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Nous arrivons dans le village poussiéreux de San Pedro de Atacama, en évitant les chiens errants qui se jettent sur les voitures pour faire la course, et nous tournons un bon moment avant de trouver l’hostal.

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Nous passons 3 nuits ici, et ce n’est pas de trop tant il y a à voir et à faire dans ce désert magnifique. Il nous faut faire des choix.

Nous consacrons notre première journée aux superbes lagunes. Tebenquiche d’abord, une très belle lagune gorgée de sel, avec cette guirlande de montagnes et de volcans qui cernent le désert d’Atacama. Cette ligne d’horizon, aux confins de la Cordillère est vraiment, vraiment superbe… Et on est tenté de penser que l’absence humaine n’est pas étrangère à la magie des lieux. Les mots manquent pour décrire tant de beauté.

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Puis nous rejoignons la lagune Chaxa, plus délicate encore, dans laquelle se reflète l’horizon et les silhouettes des flamands roses, assez rares à cette époque. La nature, dans sa plus pure expression, nous fascine, dans ce silence absolu.

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La matinée passe ainsi, au rythme de nos contemplations. Puis, nous laissons les enfants respirer un peu sans nous, à l’hostal, et allons David et moi, et quelques poignées de minibus touristiques, admirer le soleil qui se couche sur la Vallée de la Lune. Le spectacle est grandiose!

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La deuxième journée sera un peu plus fun pour les enfants, et sur les bons conseils de nos tourdumondistes rencontrés à Santiago, nous allons passer la matinée sur la dune de la Vallée de la Mort pour une séance de sandboard.

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C’est aussi fun qu’épuisant, parce que grimper la dune à plus de 3500 m d’altitude, et sous un soleil de plomb, ça décrasse les poumons, même des plus jeunes… On vous laisse imaginer l’état des vieux… On passe un super moment, dans un décor extraordinaire, avant d’aller de désensabler les portugaises et les baskets…

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Puis les enfants restent au bercail, et nos vieux poumons repartent chercher de l’air dans la Vallée de la Lune qui porte bien son nom. Les petites grimpettes sur les sommets qui dominent la vallée finissent de nous achever, mais  les panoramas en valent la peine.

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Après quelques emplettes dans le village, nous rentrons pour un pique-nique nocturne à l’hostal, avant une bonne nuit de sommeil. Demain, nous entamons notre périple en Bolivie, par 3 jours et 2 nuits dans le sud Lipez et le Salar d’Uyuni, mais ça c’est une autre histoire…

Nous quittons ici le Chili, car nous déciderons finalement de ne pas faire le parc de Lauca dans le nord, à cause de la fatigue générale et de trajets rendus trop compliqués. Nous avons vu ici des paysages fantastiques qu’il est très difficile de décrire, tout autant que le plaisir et l’émotion qu’ils nous ont procuré.


REGARDS SUR LE CHILI

Nous savions que notre arrivée en Amérique du Sud  allait marquer un tournant important dans notre rotation autour de la terre. Après tous ces mois en Asie et dans le pacifique, le Chili était la porte d’entrée dans une civilisation proche de la notre, nous permettant de nous ré-acclimater doucement, tant le dépaysement fut total jusqu’ici. Ici, la religion, les modes de vie, l’alimentation, les rites sont directement issus de nos civilisations européennes, espagnoles et portugaises notamment. Alors le dépaysement se fait différent,  plus rare, moins surprenant. Ce qui change aussi, c’est le rapport à la sécurité. Bien que nous n’ayons été confronté à aucune forme d’insécurité, les rappels à la prudence des autochtones ont été permanents à Santiago et Valparaiso, et nous ont sans doute incité à rester sur nos gardes… Souris au monde et il te sourira dit-on ! Souriants, sans doute l’étions nous un peu moins… Hormis notre passage sur l’île de Pâques, plus polynésienne que chilienne à notre avis, il faut bien admettre que nous avons été plus vigilants ici, sans tomber dans la paranoïa, même si pour acheter une bouteille de vin, le commerçant vous sert derrière des grilles… C’est vrai que le contraste avec l’Asie se pose là, derrière les barreaux!

Alors il faut s’éloigner de ces grandes villes polluées, stressées et stressantes pour atteindre les grands espaces que le pays nous offre, et là… c’est une bonne claque que l’on reçoit de plein fouet tant les paysages sont magiques, grandioses, magnifiques ; nous n’avons parcouru que le désert d’Atacama et nous avons beaucoup aimé, cela restera sûrement parmi les plus beaux paysages de notre aventure.

Difficile donc d’avoir un avis tranché sur ce pays que nous n’avons fait qu’effleurer, mais nous savons qu’il regorge encore de beautés incroyables qu’un seul voyage ne suffit pas à découvrir, du parc de Lauca au nord à Torres del Paine au sud… Il y a de la place pour plusieurs voyages au Chili. En attendant d’y reposer nos baluchons, la voix de Neruda calmera nos impatiences…

Oh Chile, largo pétalo de mar y vino y nieve, ay cuándo (…) me encontraré contigo…

Ô Chili, long pétale d’océan, de vin et de  neige, ah! quand (…) viendra l’heure des retrouvailles…

P. NERUDA

Et comme d’habitude à la fin de chaque pays, une petit résumé en images et musique…

Argentine (1ère partie) – Le Noroeste

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 Au départ de Valaparaiso, nous prenons la route vers la frontière Argentine: passage du col sous la neige à plus de 3500 m d’altitude alors que nous étions au bord de la mer 2 heures plus tôt! Puente del Inca nous accueille, où tout semble sorti d’ un décor de film. Nous arrivons dans le refuge avant de partir dans la nuit noire dîner dans un resto où les lumières s’allument  pour nous accueillir, un peu comme si on réveillait toute la famille qui s’affaire pour nous faire à manger… Et finalement on se régale d’un délicieux bife de chorizo (genre de faux filet) et frites maison pour braver le froid à 2500 m d’altitude.

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Nous dormons au refuge étriqué et sommaire mais à l’accueil agréable, faisons quelques photos du Puente del Inca, un pont naturel creusé par les eaux dans la roche. Puis nous allons dans le parc de l’Aconcagua et ses paysages magnifiques, même si le sommet du continent américain a la tête dans les nuages ce matin.

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Après ce grand bol d’air, nous reprenons notre chemin jusqu’à Upsallata, où nous déjeunons. La route est magnifique. Puis nous prenons 2 auto-stoppeurs paumés dans le désert, avant de se paumer à notre tour… Le trajet jusqu’à San Juan nous prendra plus de 6 heures du coup. Nuit étape à San Juan et dîner italien: à éviter en Argentine… Nous reprenons la route jusqu’à San Augustin de la Valle Fertil. On se pose dans un hôtel bien sympa où Mario nous donne un tas de bons conseils. Chambres avec poêle à bois, déco gaucho-andine. On fait un tour en voiture dans la quebrada de la Valle Fertil, aux abords de San Augustin. Sur la piste, nous croisons des cavaliers, passons près de fincas isolées, et traversons de petits cours d’eau, dans un décor très minéral, rocheux, parsemé d’épineux et de cactus candélabres. Dîner dans le village d’un bon bife de chorizo, parce que en dehors de la viande, il n’y a pas grand chose d’autre que de la viande!

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Ce matin les enfants sont malades. Ils ont un bon rhume tous les deux. On prend un super petit déjeuner concocté par Mario et Marisa et nous nous  remettons en route pour le parc d’Ischigualasto. On pousse d’abord un peu plus loin pour voir un grand défilé rocheux conseillé par Mario.

Puis nous visitons du parc en convoi de voitures. Le site date du triassique (230 millions d’années). La ballade dure 3:30 à slalomer dans cette vallée désolée où broutent quelques vigognes, cousines éloignées des lamas. La Vallée de la Lune est aussi belle qu’étrange et les paysages sont surprenants. Malgré le ciel plombé qui ternit les superbes couleurs du parc, nous passons un bon moment dans ce décor qui rappelle parfois l’ouest américain.

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Nous filons jusqu’à Villa Union pour la nuit et repartons vers Cafayate via Belén où nous passons la nuit. En chemin pour Cafayate nous allons visiter le musée de la Pachamama, la Terre-Mère, chère aux populations Andines.

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Puis nous allons voir les ruines Quilmes, un ancien village vieux de 1000 ans, qui fut le dernier à être pris par les conquistadores, tant le peuple a résisté.

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A Cafayate, nous posons nos sacs à notre hostal, où Rolando, nous donne plein de bons conseils. Au programme: nous faisons la Quebrada de las Conchas, un canyon encaissé dans la vallée où l’ancien océan a laissé derrière lui des formations rocheuses extravagantes pour nous offrir un défilé spectaculaire sur plusieurs dizaines de kilomètres.

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Dans un sens, puis dans l’autre, le décor change sans arrêt, c’est vraiment incroyable. De retour, nous allons déjeuner dans la belle bodega Piatelli tout en dégustant quelques vins de la région.

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La route continue pour Cachi. Nous reprenons la mythique route 40, qui se transforme en piste entre Cafayate et Cachi. Nous traversons les vallées Calchaquiès. Paysages irréels faits de lacs disparus, d’océans contrariés par le soulèvement des Andes invincibles. Décor minéral où la roche semble tendre la main au ciel, presque à la verticale.  Et puis de temps en temps, à la faveur d’un fleuve acharné, un ruban de verdure s’étire dans la vallée, interlude de fraîcheur dans ces terres hostiles.

IMG_9342 IMG_9332 IMG_9356Alors surgissent comme des apparitions, des villages fantômes, et leurs maisons en adobe (brique à base de terre et de paille), où l’on devine la vie sans jamais la voir, à l’ombre d’une église, ou aux couleurs inattendues du linge immobile sur le fil. Et quand d’aventure quelqu’un paraît, il vous salue d’une main haute et le regard franc, qui semble vouloir dire « bienvenidos ».

Nous déjeunons à Molinos avant d’aller visiter la bodega Colomé. On trouve ici le plus ancien vignoble argentin, et surtout les plus hautes vignes du monde, entre 2500 et 3000 mètres d’altitude.

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Nous passons la nuit à Cachi, avec un bon petit resto pour finir la journée en beauté. Nous reprenons la route vers Salta le lendemain matin après un passage rapide par la gomeria,  pas pour acheter des gommes mais pour changer le pneu creuvé…

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Nous franchissons le col de la piedra Molino à 3350 m. Magnifique vue au dessus des nuages. On en prend plein les yeux tout le long de la descente qui longe le parc national de los Cardones, vallée verdoyante, fertile, et même fleurie. On se croirait dans un autre pays, dans ces vertes contrées, quand nous étions, 1 heure plus tôt, dans un désert aride. Nous voguons en plein contrastes et nous n’en revenons pas!!!

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Pause déjeuner à El Carril avec la télé à fond, une habitude locale à laquelle on ne s’habitue décidément pas! Nous arrivons à Salta – la linda – où nous passerons 2 nuits, le temps de travailler un peu, de se promener dans cette jolie ville, de dîner dans le quartier des peñas, ces restaurants où se produisent des musiciens typiquement argentins, et de visiter le musée archéologique, très intéressant pour comprendre les coutumes incas, et où est exposée, à tour de rôle et pour 6 mois,  une des 3 momies d’enfant ( 5, 6 et 15 ans) que les Incas sacrifiaient en offrande à la Pachamama. Les momies ont été retrouvées à plus de 6000 m d’altitude.

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Nous reprenons notre chemin vers Purmamarca, en traversant une vaste forêt fleurie, improbable au cœur de ces terres hostiles. Nous arrivons à Purmamarca, notre dernière étape dans le nord ouest de l’Argentine. Nous allons dîner dans un restaurant où il n’y a pas de carte! Gabriel, qui tient les lieux, nous propose un menu  sur mesure: délicieuse salade de quinoa ( fromage de chèvre, roquette, tomate, avocat), raviolis à la viande de lama, ragoût de lama à la strogonoff et un gâteau à la farine de coca et dulce de leche (confiture de lait) excellent!!! Vous l’avez compris, nous nous sommes régalés, et pour vraiment pas grand chose. Sur les conseils de Gabriel, nous reviendrons le lendemain pour goûter sa spécialité: les raviolis de quinoa, mais aussi des aubergines au fromage de chèvre et des steaks de lama parfaitement cuits à la plancha. Et en plus de ces découvertes culinaires, nous avons bien accroché avec Gabriel, un gars simple et généreux. Une belle expérience.

Sinon, à part manger, nous avons traverser la Quebrada de Humahuaca, moins impressionnante que la Quebrada de las Conchas,  à notre avis; nous avons découvert le village de Humahuaca, vite fait; nous sommes montés voir la montagne de Hornocal, qui offre une incroyable palette de couleur à 4350 m d’altitude!

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De retour à Purmamarca, nous faisons un tour de la colline aux 7 couleurs et du marché artisanal qui se tient tous les jours sur la place, histoire de trouver une calebasse et une paille à maté, cette herbe pleine de vertus. Allez en route pour le Chili. Direction San Perdro de Atacama.

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Nous montons jusqu’au col à 4170 m. Avant de redescendre vers Salinas Grandes, le plus grand salar d’Argentine et sa maison construite tout en sel! Puis on poursuit sur la route 52, au travers de l’immensité ponctuée, d’autres salars qui apparaissent comme des mirages, dans les plaines andines fouettés par les vents où seules résistent quelques herbes dorées qui semblent suffire aux troupeaux de gracieuses vigognes. Les mots manquent pour décrire l’immense et le merveilleux. Regardez plutôt!

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L’Argentine, c’est fini, enfin, pour le moment et avant même de découvrir Buenos Aires, les fincas et les chutes d’Iguazu, nous sommes déjà conquis par ce pays aux contrées hostiles et au peuple charmant.

Chili (1ère partie): Île de Pâques, Santiago et Valparaiso

 

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Notre parcours en Amérique du Sud est un peu compliqué, avec une arrivée au Chili à Santiago, (après l’Ile de Pâques), puis un passage en Argentine pour remonter tout au Nord, à la frontière argentino-boliviano-chilienne, pour repasser au ChiliSan Pedro de Atacama), puis filer vers la Bolivie, avant de revenir vers le Nord Chili (peut-être…), passer au Pérou, prendre un vol pour Buenos Aires et terminer au Brésil… En résumé, ça donne: Chili-Argentine-Chili-Bolivie-Chili?- Pérou-Argentine-Brésil. Ca va, vous suivez?? Bon! Tout ça pour vous dire que nous avons coupé les articles du Chili  et de l’Argentine en deux parties pour respecter la chronologie des évènements. Allez, on y va? Adelante!

A la sortie du petit aéroport de Rapa Nui, Felipe, le gérant de nos cabañas, nous attend avec un joli collier de fleurs, et se propose de nous emmener acheter notre ticket d’entrée pour visiter les différents sites Moais disséminés un peu partout sur l’île. Un peu plus tard, nous faisons 3 courses dans le minuscule village d’ Hanga Roa, pour nous faire à manger dans la cuisine commune des cabañas. Ce sera l’occasion de faire la connaissance de Pascal, un baroudeur au long cours, avec qui nous passons un bout de soirée, à causer…voyages!

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Nous louons une petite voiture pour visiter l’île et parcourir les différents sites où trônent, majestueux, les impressionnants Moais qui veillent et protegent l’île, dos à l’océan, lorsqu’ils sont montés sur les socles et face à lui, lorsqu’ils sont enterrés.

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Empreints de mystère, les gardiens de Rapa Nui fascinent. Ces monstres de pierre taillés dans la roche d’un seul bloc posent bien des questions. Qui les a construits, comment ont-ils été déplacés, hissés, dans quel but? Autant de questions qui restent sans réponse, et c’est sans doute ce mystère qui rend l’île plus belle encore.

Et pourtant, Dieu sait si elle est belle cette île… Ses côtes déchiquetées où viennent claquer les vagues, brutalement contrariées dans leur course folle, quelque part dans l’immensité.

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Les chevaux sauvages qui peuplent l’île au point que l’on pourrait imaginer qu’ils sont les seuls habitants ici.

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Les cratères volcaniques qui aussi différents soient-ils sont particulièrement beaux…

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On ressent vraiment sur l’Ile de Pâques, la nature sauvage, le mystère, l’infinité de l’océan, et l’isolement de Rapa Nui, la deuxième île habitée la plus éloignée de toute terre!

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Pour le reste, nous avons dégusté nos premières empanadas, ces délicieux chaussons fourrés de viande ou de tout plein d’autres choses, car oui, nous sommes déjà au Chili! Et puis, pour finir en beauté, nous avons assisté au spectacle de musique et de danse Maori du groupe Kari Kari. Et quel pied nous avons pris à regarder danser ces hommes et ces femmes dans leurs costumes traditionnels, entre les démonstrations de virilité masculine et les déhanchés langoureux des femmes, à écouter ces rythmes tribaux, tambour battant et ukulele agité, réveillant en nous un je-ne-sais quoi d’animal, comme une réminiscence de nos origines les plus lointaines… Bref, une heure de pur bonheur!!! Enfin, nous avons fait une dernière virée, avant de nous envoler vers le Chili, et faire la rencontre de Sébastien, à l’aéroport, qui nous a donné des conseils précieux sur l’Amérique du Sud. C’était un peu court ces 3 nuits à l’Ile de Pâques, mais nous avons beaucoup aimé.

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Nous arrivons tardivement à Santiago où nous prenons possession de notre petit appartement pour 3 nuits. Nous visitons le quartier Bellavista où nous mangeons et (re)croisons une famille de Français en tour du monde. On discute un peu et on échange nos adresses mail. Peut-être qu’on se recroisera un peu plus tard en Amérique latine. On prend le funiculaire jusqu’au sommet du cerro San Cristobal et sa vierge qui domine la ville. La vue est plombée par la pollution. Nous redescendons à pied, puis traversons à nouveau le quartier de Bellavista, et le Parque Forestal. Les jours suivants nous avons arpenté le quartier Santa Lucia, puis déambulé pour voir el Palacio de la Moneda, et la Plaza de Armas, la Cathédrale et l’église San Francisco.

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Après avoir un peu galéré pour trouver un 4×4 que l’on pourrait restituer à San Pedro de Atacama en passant par l’Argentine, nous quittons Santiago sans trop de regrets car nous ne lui avons pas trouvé grand intérêt.

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Valparaiso en revanche, est beaucoup plus originale et colorée. Construite à flanc de collines autour du grand port commercial, la vielle ville est très originale et donne envie de se perdre dans le dédale des ses rues escarpées. Et ce que nous faisons, toujours surpris par les peintures qui décorent chaque façade du quartier historique des cerros Concepcion et Alegre.

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On se délecte des meilleures empanadas de la ville à Las Deliciosas, juste en bas de l’appartement. Et allons visiter La Sebastiana, une des 3 maisons chiliennes de Pablo Neruda. La maison a été réhabilitée après avoir été saccagée au moment du putsch de Pinochet. La maison offre une vue imprenable sur Valparaiso et sa baie et elle a une âme bien a elle, pleine des objets de ce grand poète. Et le soir, nous nous endormons à la lecture de sa Centaine d’amour, 100 sonnets plein d’amour pour sa femme Matilde. La première partie de notre séjour chilien s’arrête sur ces jolies notes colorées et poétiques… Ah non! Avant de se mettre en route vers l’Argentine, nous passons par la case « policia municipal  » pour payer notre papillon… On ne va pas se quitter sur ce mauvais souvenir, mais plutôt sur une note d’amour et de poésie, parce qu’on en manque cruellement, non?

 

Mathilde, nom de plante ou de pierre ou de vin,
nom de ce qui est né de la terre, et qui dure,
la croissance d’un mot a fait lever le jour,
dans l’été de ton nom éclatent les citrons.

Sur ce nom vont courant les navires de bois
entourés par l’essaim bleu marine du feu,
les lettres de ton nom sont l’eau d’une rivière
qui viendrait se jeter en mon coeur calciné.

Oh ce nom découvert sous un volubilis,
nom semblable à l’entrée d’un tunnel inconnu
qui communique avec tous les parfums du monde !

Oh-envahis moi de ta bouche qui me brûle,
cherche en moi, si tu veux, de tes yeux de nuit, mais
laisse-moi naviguer et dormir sur ton nom.

 
                                  Pablo NERUDA (1904 – 1973 )

                                        ( La Centaine d’amour )

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Tahiti et Moorea: le soleil était ailleurs…

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À l’arrivée sur le tarmac du petit aéroport de Papeete, les passagers sont accueillis en musique, au son des ukuleles, par un petit trio polynésien. Le propriétaire de l’appartement que nous avons loué nous accueille avec un collier de fleurs et nous nous installons pour 3 jours à Papeete dans notre « maison » avec une jolie vue sur le lagon.

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 Le lendemain, on se pose un peu, et David va chercher la voiture de location que nous emmènerons à Moorea en bateau. Il n’y a pas des tonnes de choses à faire ou à voir à Papeete, alors nous faisons le traditionnel tour de l’île en voiture: petit pique-nique à la pointe Vénus, pause photo dans la baie (surfeurs), passage au trou du souffleur, dans lequel la mer s’engouffre avant d’être recrachée par le trou de l’autre côté de chemin.

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Puis nous prenons le bateau pour Moorea. Nous arrivons dans notre Faré pour les 10 jours à venir. Le petit jardin, fleuri d’hibiscus et de tiaré donne directement sur le lagon, avec l’île de Tahiti en toile de fond! Il fait beau, chaud, ça sent bon.

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Alors David et moi, on chevauche notre kayak pour aller dire bonjour aux poiscailles du lagon et ils sont nombreux dans ces eaux cristallines. On lutte un peu contre le courant pour rejoindre la rive, où nous attend une petite colonie de gros crabes! Hum, on se ferait bien une petite soupe là… Puis au jour 2, nous faisons le tour de l’île, de ses petits commerces, des vendeurs de bord de route, où on se ravitaille en fruits, légumes, et poisson… Nous découvrons la magnifique baie de Cook et sa voisine, plus sauvage, la baie d’Opunohu.

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L’île au relief accidenté, couverte d’une incroyable végétation, est magnifique. Et le lagon… une vraie carte postale! C’est tellement beau! Mais ça c’était avant la pluie: une première averse, puis une autre, mais des averses tropicales, bien copieuses, puis les jours se sont succédés, nous laissant de moins en moins de répit, au point que l’eau du lagon est devenue marron au fil des jours, les rivières ont débordé et on a même appris plus tard que des maisons, construites avec trois fois rien, avaient été emportées par des coulées de boues ou des rivières en crues.. Et nous, nous désespérions de pouvoir faire quelque chose, à un moment où à un autre…

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Heureusement, nous avons trouvé deux petites ouvertures au milieu du déluge: nous avons réussi à faire un bon tour de quad, avec Louis, notre guide, à slalomer dans le cœur de l’île, et sur ses hauteurs, entre les champs d’ananas ( qui sont juste divins!), le mont Rotui, les baies de Cook et d’Opunohu vues du Belvédère, la pause dégustation de confitures au lycée agricole, où nous avons été accueillis par des vendeuses adorables, au sourire communicatif, avant de grimper avec nos engins sur la colline magique et sa vue imprenable sur le lagon…dans les nuages!

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La pluie est revenue à la charge, déterminée à ne plus nous lâcher sur toute la route du retour, soit une bonne demie-heure sous des trombes d’eau! C’était drôle au début, puis c’est devenu hallucinant avant d’être douloureux tellement la pluie tombait fort! Mais on s’est dit qu’on avait payé la note et qu’après ça le beau temps allait revenir… Mais non! Ca n’a pas arrêté pendant tout le séjour… Jusqu’à la deuxième ouverture dans laquelle on s’est engouffrés pour aller nager avec les raies et les requins « pointe noire » au lagoonarium. Nous avons passé un super moment, même sans soleil, et notamment grâce à Wilfried, à sa bonne humeur et à son ukulele, « ouais, ouais, ouais… ».

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Le reste de notre séjour, nous avons écouté le tempo de la pluie, tantôt piano, tantôt forte, nous avons joué à cache-cache avec les cafards et trappe-trappe avec les moustiques, nous avons revêtu nos costumes de professeurs exigeants et d’élèves modèles, et nous avons travaillé la patience.

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Nous avons peaufiné la recette de la salade tahitienne, nous avons pris nos habitudes chez les petits vendeurs de route, et nous avons passé nos derniers moments sur l’île de Tahiti, à siroter une délicieuse bière blanche de Tahiti avant de manger dans une roulotte à Papeete sur la place Vaiete avant de prendre notre vol pour l’île de Pâques.

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Mais plus que tout, nous avons pris beaucoup de plaisir au contact des Polynésiens qui sont des gens incroyablement gentils, partout, tout le temps! Leur flegme, leur sourire, leur accent qui chante les « r », leur langue toute ronde pleine de voyelles, et leur accueil, toujours charmant, nous ont fait adoré Tahiti et Moorea. Alors peu importe la pluie, car le soleil était ailleurs: dans la chaleur du peuple polynésien et de ses îles, plus merveilleux encore que toutes les cartes postales du monde. Nous repartons avec dans la tête, des odeurs de tiaré et un petit air de ukulele, et le sentiment d’avoir rencontré un peuple à part. Maururu (merci).

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Et comme d’habitude, une petite vidéo…