
Ah le Brésil ! On se doutait bien qu’en finissant notre parcours par ce grand pays, on avait peu de chance d’être déçus et que quitte à ne pas avoir envie de rentrer autant que ce soit pour de bonnes raisons ! Lesquelles me direz vous : Les plages ? La gentillesse du peuple ? La samba ? La Caipirinha ? Les strings sur Copacabana ? Le futiubol ? Le Corcovado ? Le pao de açucar (pain de sucre dans le texte) ? Et ben à peu près tout en fait !… Et pourtant on a fait que le sud en remontant des chutes d’Iguaçu jusqu’à Rio, ce qui ne représente pas grand-chose à l’échelle du pays… Pas si pire me direz-vous encore !? Effectivement pas si terrible ! D’ailleurs nous n’avons qu’un seul regret : ne pas avoir prévu plus de temps car vraiment on s’y est beaucoup plu, et ce malgré la langue qu’on ne maitrise pas, même si la connaissance de l’espagnol permet d’ouvrir quelques portes. Et l’insécurité me direz-vous ? A aucun moment nous ne l’avons ressentie et nous avons profité de tous les sites sans être plus vigilants qu’on ne l’était ailleurs. Alors on baisse sa vigilance, on prend une photo dans la favela et on voit arriver 4 molosses, pas méchants mais impressionnants et déterminés à vérifier le contenu des photos pour constater qu’aucun d’entre eux ne figure sur les clichés… Il ne faut donc pas devenir parano mais la vigilance doit rester de mise !
Les plus :
Le peuple et l’ambiance :
Rares sont les pays que nous avons traversés où le peuple et la musique semblent ne faire qu’un à tout moment. Ici on vit au rythme de la samba, de la bossa nova ou encore du chorinho (musique de partage et de lien social souvent joué sur les places publiques ou dans les bars). On a adoré cette capacité naturelle de s’amuser partout sans se soucier du regard de l’autre quelque soit la génération…on partage l’instant présent entre jeunes et plus anciens et c’est vraiment super !
Les paysages :
Après 9 mois de voyage à travers toute sorte de paysages, nous avons été moins impressionnés par les sites que nous avons visités (hormis la baie de Rio de Janeiro, qui est vraiment de toute beauté), mais les couleurs, le blanc des maisons et le bleu du ciel sont toujours un plaisir des yeux… Et puis, il faut reconnaître qu’avec un peu de recul et en regardant les images, Ilha Grande et Paraty, sont de superbes endroits où nous pourrions poser nos valises pour un peu plus longtemps qu’un voyage. Il faut dire aussi qu’après la traversée des Andes, retrouver la végétation luxuriante du Brésil est un vrai bonheur.
Les moins
La gastronomie :
Reconnaissons que nous plaçons le gastronomie dans « les moins » parce que très honnêtement, nous ne nous sommes pas vraiment régalé au Brésil des spécialités que nous avons goûtées. La feijoada, (genre de cassoulet) et le barreado (genre de ragout de bœuf à la farine de manioc), sans être mauvais ne nous ont pas franchement donné envie d’en faire une cure. Alors, on s’est quand même fait plaisir avec quelques poissons grillés sur la plage d’Ilha Grande et surtout avec les quelques Caipirinhas quand venait l’heure de l’apéritif au bord des plages de Copacabana ou d’Ilha Grande…un must !
C’est ici que s’achève notre grande et belle aventure, avec les images du Brésil qui tournent encore dans nos têtes et sur le petit écran à travers la diffusion des jeux olympiques, comme pour nous donner un peu de rab avant notre retour à une vie totalement normale.

Ah! L’Argentine, la terre de feu, la pampa et Florent Pagny, Maradona et Lionel Messi… Voilà les images qui nous viennent lorsqu’on évoque ce pays… Et ben nous on n’a rien vu de tout ça ! On aurait bien ramené une photo dédicacée de Florent pour les grand-mères mais il n’était pas dispo !
Nous avons abordé le Pérou avec pas mal de fatigue accumulée dans toute notre remontée des Andes depuis Santiago au Chili. Néanmoins nous étions ravis d’entrer au Pérou, pays dont nous avions rêvé depuis longtemps et qui nous promettait des altitudes plus « humaines », avec le retour d’un peu de végétation après notre traversée de l’altiplano bolivien où on aurait pu compter les arbres sur les doigts d’une main, sans compter les cactus bien sur !
Nous passons la frontière entre l’Argentine et le Chili, au Paso de Jama, à plus de 4200 m d’altitude, après avoir fait fouiller la voiture et les sacs par la douane chilienne. Nous parcourons les hauts plateaux avec les montagnes à perte de vue, quelques volcans en toile de fond et les premières neiges, encore timides.























Nous avons traversé le Vietnam du sud au nord comme on ferait un voyage en montagnes russes, en alternant les hauts et les bas ! D’ailleurs le pays est envahi par les russes à tel point que tout est écrit en alphabet cyrillique à Mui Né, des devantures de magasins jusqu’aux cartes de restaurant, mais peu importe là n’est pas le souci ! Après le Cambodge que nous avions quitté à regret, nous sommes donc un peu restés sur notre faim au Vietnam, tout simplement parce que le temps n’a pas toujours été clément avec nous…et la population non plus ! Mais voilà près d’un mois que nous avons quitté le Vietnam au moment où nous publions cet article, et les images reviennent doucement avec un peu plus de recul… Il reste alors que ce pays est très beau, qu’il est facile d’y voyager confortablement et qu’on y mange bien pour pas cher, au milieu de paysages et de scènes de vie magnifiques dont nous garderons l’essentiel.
Autant le dire tout de suite, on a beaucoup aimé le Cambodge bien que nous n’ayons fait que le traverser sur notre trajet pour le Vietnam. Bien sûr, nous avions prévu de passer par là car nous ne concevions pas de faire un tour du monde sans passer par Angkor. Et bien entendu le site est à la hauteur de nos attentes voire davantage, tant nous en avions sous-estimé la beauté et l’étendue. Les villes ne nous ont pas particulièrement séduits, les paysages sont beaux sans être époustouflants…Mais ce peuple nous a profondément touché par son accueil et sa gentillesse, lui qui s’est entretué pendant les années Pol Pot semble prendre petit à petit les rennes de son destin avec un large sourire tourné vers l’avenir et la solidarité.